Quand l’histoire devient un roman

Par bastet le dimanche 27 août 2006, 18:19

ROBINSON CRUSOE, de la réalité au roman

C’est l’histoire d’Alexander Selkirk qui inspira à l’écrivain Daniel Defoe son roman le plus célèbre, « Robinson Crusoé » paru en 1719.

L’histoire est d’ailleurs assez typique pour cette époque de marine à voile et de piraterie, où bien des capitaines n’hésitèrent pas à abandonner un marin sur une île déserte pour cause de désobéissance par exemple.

Selkirk, fils d’un tanneur écossais, préféra la mer plutôt que de suivre les traces paternelles ; il était second sur le navire « Cinq-Ports » ; pour s’être plaint au capitaine de l’état du navire et s’être opposé à poursuivre la route, il sera abandonné sur une île inconnue à quelques 600 km au large du Chili. Il s’agissait d’un îlot à végétation luxuriante, habité par des chèvres et des chats, abandonnés lors de précédents naufrages, ainsi que de phoques.

Malgré la solitude dont il faudra s’accommoder, Selkirk aménage une cabane et chasse la chèvre, qui deviendra sa principale nourriture et la source de ses vêtements. Afin de ne pas perdre l’usage de la parole, Selkirk dira chaque jour ses prières à haute voix et s’occupera l’esprit en lisant la bible.

Un jour, un navire accoste sur l’île, mais il s’agit de marins espagnols alors ennemis des Anglais ; heureusement l’ermite leur échappera.

Quelque temps plus tard, des compatriotes vinrent libérer Selkirk qui reprendra non seulement les usages sociaux et se mariera. Il reprendra la mer en qualité de quartier-maître. Il mourra en pleine mer, deux ans après la parution de «  Robinson Crusoé  ».

Selon son auteur, Daniel Defoe, Robinson se serait embarqué un 1er septembre 1651 et ce, pour 28 années d’aventures passionnantes.

Le roman devient un véritable phénomène de société en Angleterre, mais aussi sur le Continent. Il va alimenter la croyance des lecteurs du 18ème siècle sur un bonheur simple en toute nature, loin des artifices de la société. En 1788, cette croyance sera encore accrue par la parution de «  Paul et Virginie  » de Bernardin de Saint-Pierre, qui fut un fervent lecteur de «  Robinson Crusoé  ».

Pour plus de détails, voir source de l’article : http://www.herodote.net/histoire09010.htm


Auteur Messages

mardi 28 août 2007, 08:30
Quand l’histoire devient un roman

Une belle analyse... si tout le monde pouvait être aussi simple et concis !