les fautes de lammet-bourret de Jean Failler

Une enquête de Mary Lester

Le mercredi 16 juin 2004 par Sheherazade

Un typographe à la retraite a été brutalement assassiné, noyé par le contenu de son encrier après avoir été sauvagement battu. Mary Lester découvre que la victime était correcteur pour une grande maison d’éditions parisienne.Le dernier ouvrage sur lequel travaillait Monsieur Fabre était le manuscrit de l’académicien Lammé-Bouret. Celui-ci brigue le Nobel de littérature, mais le manuscrit a disparu.

Inutile de préciser que l’on conseille au capitaine Lester d’agir avec discrétion et tact, or Mary n’aime guère les intimidations ; le commissaire Fabien ("Vieille France" pour les intimes !) a beau jeu de lui faire la leçon, lui expliquant que même le président de la République souhaite que l’on fiche la paix au nobélisable, elle a décidé de foncer. Surtout depuis qu’elle a découvert un cahier dans lequel le vieux correcteur notait les fautes d’orthographe et de syntaxe, sans parler de la conjugaison du soi-disant brillant académicien. Pour l’enquêtrice, il y a un lien entre la disparition du manuscrit, le carnet de note et le crime.

Pour cette courte enquête de Mary Lester , l’auteur nous entraîne à Pont-Aven, mais il semble que le but de cette nouvelle (non vendue en librairie) soit de rendre hommage au monde des typographes et correcteurs de manuscrits d’écrivains, les hommes de l’ombre sans qui les livres n’existeraient pas, du moins pas dans la forme que nous connaissons. Jean Failler semble s’être également beaucoup amusé à truffer la nouvelle de jeux de mots, calembours et contrepétries : la bonne de Mr. Fabre s’appelle "Eglantine" ; Lammé-Bouret et l’Abbé Mouret de Zola, et quelques autres. L’humour de Ji-Pi Fortin est toujours aussi pesant, mais lui en dehors de "L’Equipe", il ne faut pas trop lui demander de lire.