le fusil de chasse de Yasushi Inoué

le fusil de chasse

Le vendredi 5 septembre 2003 par Moebius

Voilà un superbe roman épistolaire, très court, très simple. Trois lettres ou les coeurs se mettent à nus et où le narrateur se voit proposer une autre lecture de sa propre vie à travers les plus grands secrets de trois femmes sur lesquelles il croyait tout savoir.

"Tel est pris qui croyait prendre", ce pourrait être la morale de ce roman d’Inoue si il n’y avait cette sensibilité incroyable derrière les mots de l’auteur et une volonté très claire de ne pas juger mais de comprendre, de pardonner à tous ces personnages emportés par leur propre destin...

Car, qu’il s’agisse de la lettre si émouvante que lui écrit sa maîtresse sur son lit de mort ou de celle de sa femme qui, oui, était bel et bien consciente de ses agissements, on apprend nous aussi à comprendre cet homme et à le pardonner. On en arrive même sans doute à l’aimer un peu même si toute notre tendresse va d’abord à ces femmes exemplaires (les auteurs des lettres) qui ont su lire leur avenir dans le coeur de cet homme et continuer de vivre dans le plus grand respect en portant en elles ses secrets...

Un roman plein d’humanité et de sensibilité. Bref, du bon, rien que du bon !


  • > le fusil de chasse  11 novembre 2003, par Dadoo
    Ouais bof... je viens de finir le Fusil de Chasse et je regrette d’avoir à dire que je n’ai pas été complètement convaincu. Ca ressemble à du Zweig mais sans analyse sociale concomitante et du coup je trouve que ça perd un peu de son intérêt et que le côté mélodramatique ne se justifie plus...
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