La guérison du cœur de Guy Corneau

La guérison du cœur

Le dimanche 28 octobre 2007 par Sheherazade

Qu’est ce qui peut bien pousser les psys à systématiquement écrire un livre sur leurs théories - au demeurant intéressantes en thérapie ?

Guy Corneau, qui doit sa réputation à « Père Manquant, Fils Manqué » (ce qui n’est pas non plus nécessairement vrai, j’en ai un exemple vivant dans ma vie, a écrit cette « Guérison du Cœur » afn de faire comprendre au commun des mortels qu’un corps malade est un corps qui se guérit parce qu’il exprime sa souffrance et se prend en charge.

De mon expérience personnelle, je peux lui confirmer qu’un coup de pouce médical n’est pas non plus totalement inutile !

Quant à sa principale théorie, à savoir que c’est l’amour qui fait que l’on reste en bonne santé et que l’humain n’est pas fait pour vivre seul, je me permets de renvoyer l’auteur aux deux livres merveilleux sur la solitude : celui d’André Comte-Sponville « l’Amour, la Solitude » et celui de Jacqueline Kelen « l’Esprit de Solitude ».

Le fait d’être seul n’est pas une malédiction et n’implique pas nécessairement l’isolement total et le malheur ; tout comme ce n’est pas nécessairement non plus l’amour qui sauve le corps et la santé. Je connais quelqu’un qui est mort bien trop jeune d’une leucémie, et pourtant il a toujours été profondément aimé de tous. Par contre, des teigneux et des méchants, j’en connais qui sont devenus presque centenaires.

Je ne donne ce type d’exemples que pour seulement souligner qu’il faut toujours se méfier des lieux communs qui font que l’on enfonce des portes grand’ouvertes, même si je trouve très noble la démarche de psychologues comme Guy Corneau qui souhaite rendre service et aider son prochain.

Je ne suis pas non plus la seule à avoir ce type de jugement à propos des écrits de Guy Corneau, dont je trouve par ailleurs le ton assez geignard et gnangnan ; j’ai toujours préféré un discours clair et direct à des circonvolutions dans lesquelles on finit par se perdre comme dans un labyrinthe dont on ne trouve pas la sortie.


  • La guérison du cœur  27 novembre 2007, par laurent
    Je viens de tomber sur votre message et je trouve très intéresant ce que vous dites. Pour ma part, j’adhère, après 15 ans d’expérience avec des cancereux, à ce que dit Guy Corneau. D’abord, le côté médical est important mais largement insuffisant. Il est important de partir d’un axiome de base : l’Homme est ontologiquement concu avec son propre potentiel de guérison. Ce potentiel va être fonction du sens que le malade donne à sa maladie. A partir de ce sens donné, la personne va modifier - si elle le souhaite -ses comportements pour guérir. Pour ce qui est de l’Amour, il ne faut pas confondre les sentiments et les valeurs, je dis cela car les teigneux et les méchants, s’il n’ont pas l’amour comme valeur, néanmoins nous ne pouvons rien dire de leurs sentiments... Au delà de cette réflexion, ce qui me paraît intéressant c’est de dire que c’est la capacité à manifester de l’Amour (ou de la haine)qui permet la guérison et non seulement d’en recevoir. C’est au travers de nos émotions exprimées librement que le corps modifie sa dynamique. Quant à la solitude, elle est néfaste car la solitude est un sentiment qui dévalorise l’individu, à ne pas confondre avec l’isolement bien vécu. Le sentiment de solitude peut montrer le manque d’amour que nous avons envers nous-même ( c’est s’ennuyer avec soi-même) mais il peut renvoyer aussi à des blessures plus anciennes. Voila quelques réflexions que je me suis fait à moi-même et que je vous propose.
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    • La guérison du cœur 4 avril 2008, par Olga Sibylle Godstein

      Cher Monsieur Laurent

      je vous remercie votre message. En quelques mots, vous avez dit une très profonde vérité. bien cordialement. Olga Sibylle Goldstein


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    • La guérison du cœur 4 avril 2008, par Olga Sibylle Goldstein

      Cher Monsieur Laurent

      je vous remercie votre message. En quelques mots, vous avez dit une très profonde vérité. bien cordialement. Olga Sibylle Goldstein


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  • La guérison du cœur  22 novembre 2007

    En réaction au message de Sheherazade sur ce livre.

    Je suis presque à la fin de la lecture de ce livre et ce message m’interpelle.

    Il est vrai que l’auteur brode quelque peu et que la lecture de ce livre peut être gnangnan !

    Par contre, je trouve que Guy Corneau n’est jamais si catégorique. La maladie, les souffrances, l’état physique et psychique sont extrêmement complexes et il l’explique très bien dans son livre. Il ne dit pas qu’on peut se passer de médicaments et de la médecine traditionnelle, ni que sans l’amour d’un tiers on va mourir prématurément !

    J’ai aussi des gens qui sont morts trop jeune dans mon entourage et ni à cause d’une maladie, ni par manque d’amour. C’était à chaque fois des accidents, alors que justement ils étaient avec des amis. (écrasé par un train, éléctrifié par une ligne à haute tension, étouffé dans une soirée mousse)

    Ce que je retiens de ce livre, pour l’instant (j’en suis au dernier chapitre), c’est que si une maladie nous fait souffrir au point que l’on doit dire stop, il est très bénéfique de prendre aussi en compte notre état psychique.

    On peut guérir simplement avec des médicaments, mais tant que des problèmes de fond persistent, on retombera malade ou l’on rencontrera que des personnes qui nous font du mal.

    Il y a quatre ans, j’ai décompensé. Pour faire simple, j’ai entendu des voix. Cela s’apparente à des maladies psychiques pour lesquelles la plupart des gens doivent prendre des médicaments à vie. Heureusement j’ai été soignée très tôt, et donc mes chances de guérison étaient plus grandes. Ces années n’ont pas été faciles, mais je n’ai plus besoin de médicaments, j’ai retrouvé toute ma joie de vivre et je suis en train de terminer l’université. Tout ces renseignements pour dire que cette quasi schizophrénie m’a permis d’apprendre énormément sur moi et ma vie que je trouvais si parfaite jusqu’alors !

    Il existe des gens qui ne voudront jamais changer. Des personnes pas assez humble pour se remettre elles-mêmes en question au lieu de critiquer leur entourage. C’est la vie, et ce n’est pas un livre qui va changer tout ça ! Le plus important est de rester cohérent. Même l’auteur de ce livre, qui nous rappelle de prendre du temps pour soi et de ne pas se stresser, n’est pas à l’abris d’une maladie. Il est en train de se remettre d’un cancer, qui lui a rappelé qu’il avait vécu au-dessus de ses énergies ces dernières années. Ah cette cohérence !!!

    Bonne route à tous dans votre quête de la sérénité.


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