Wycliffe and the Winsor Blue de William John Burley

Wycliffe and the Winsor Blue

Le samedi 13 novembre 2004 par Sheherazade

Falmouth, ancien port prospère des Cornouailles anglaises, actuellement charmant port de plaisance et lieu touristique, devient en peu de temps le théâtre d’une série de crimes que le Superintendant en chef Wycliffe va tenter d’élucider avec l’aide de ses habituels assistants, le bougon sergent Kersey et l’efficace inspectrice Lucy Lane.

Le soir des funérailles d’un négociant de matériel et oeuvres d’art, son fils est tué d’une balle dans la tête. Crime de rôdeur ou meurtre calculé ? L’homme n’était pas particulièrement sympathique, mais de là à le tuer...

Sa soeur, elle, se préoccupe surtout de l’héritage, car le testament du père n’a pas encore été ouvert et il y a à présent la part du frère à se soucier. D’autant plus que celui-ci ayant une fille illégitime, celle-ci pourrait bien hériter de la plus grande part du gâteau. C’est dire si l’ambiance est loin d’être aussi plaisante que les lieux ne donneraient à penser.

Les enquêteurs apprennent que le père était le meilleur ami d’un peintre renommé, dont les oeuvres rencontrent de plus en plus de succès d’autant plus que chaque année depuis son décès paraît sur le marché une oeuvre inconnue, dont le négociant d’art est dépositaire.

La jeune veuve du peintre, une femme aux nerfs fragiles, proche de l’hystérie à chaque fois qu’on la questionne, se repose entièrement sur le médecin, fils du peintre et lui mène la vie dure.

Il y a encore d’autres membres de la famille du négociant, avec qui il était en froid ainsi que sa nièce et assistante qui, à la surprise générale, hérite du magasin.

Le superintendant devine rapidement quel est le motif du crime, mais il ne pourra hélas éviter un autre meurtre ni un suicide, ce qui va le mettre particulièrement en rage contre l’assassin à qui, pour une fois, il ne témoignera aucune compréhension.

Wycliffe est un détective calme et réfléchi, qui n’a pas de réels problèmes familiaux, au contraire ; lorsqu’il le peut, il discute avec son épouse des cas qui le préoccupent. Ses relations avec son fils et sa fille sont plus difficiles, mais pas pire que celles de n’importe quel père. Il n’apprécie pas toujours les directives de sa hiérarchie, ni les misères de la paperasserie qui l’empêchent de faire son travail sur le terrain. C’est un homme compréhensif, qui aime voir ce que l’être humain a de meilleur en lui, c’est dire s’il rencontre quelques surprises dans son métier !

Le sergent Kersey par contre aime bien les "pubs" et la bière anglaise, il est plutôt misogyne ; il n’apprécie donc pas vraiment la présence de Miss Lane, qui est une excellente enquêtrice. Les enquêtes sont parfois complexes par le nombre des personnages, mais chaque livre se lit relativement rapidement.

W.J. Burley était enseignant en biologie d’abord au Richmond College, ensuite dès que l’occasion s’en présenta dans les Cornouailles anglaises. Dans les années 60, il créa un premier détective (Pym) qu’il abandonna rapidement pour le Superintendant Charles Wycliffe. Les premiers romans datent des années 70 ; Burley mit sa retraite à profit pour écrire encore plus d’enquêtes du Superintendant Wycliffe, chacune d’entre elles se situant dans les lieux touristiques des Cornouailles. Il y a 22 enquêtes du superintendant.