Whispers and Lies de Joy Fielding

Les apparences sont souvent trompeuses !

Whispers and Lies

Le samedi 11 mars 2006 par Sheherazade

Lorsque Terry Painter, une infirmière de quarante ans, rencontre Alison Simms désireuse de louer le petit cottage dans sa propriété, elle se prend immédiatement d’amitié pour cette ravissante jeune femme tellement désireuse de devenir sa locataire.

Alison est si sympathique que Terry ne se méfie guère, d’autant plus que grâce à la jeune femme, Terry attire l’attention du fils divorcé de l’une de ses patientes à l’hôpital ; entre elle et lui le courant passe bien et ce début de relation est également un nouveau départ dans la vie de Terry ; bref depuis l’entrée d’Alison dans son existence, les choses bougent.

Mais a-t-elle réellement raison de ne guère se méfier d’Alison qui esquive si habilement les questions qu’on lui pose sur son passé, ses amis ? Des amis pas toujours très recommandables en apparence, à l’aspect quelque peu inquiétant, à commencer par ce frère venu de Baltimore pour soi-disant savoir ce qu’est devenue sa petite sœur. Sont-ce simplement là des idées que se fait Terry ? d’autant plus qu’elle a une petite voix intérieure qui lui dit que ce qu’elle fait n’est pas très malin, un peu comme la désagréable voix de sa mère, lorsqu’elle était encore vivante.

Dans une histoire que n’aurait pas reniée Alfred Hitchcock, Joy Fielding tient le lecteur totalement en haleine avec ce thriller qui louche du côté de Ruth Rendell. Dès le départ, on se méfie d’Alison malgré son allure des plus sympathiques. Au fur et à mesure que monte l’angoisse chez Terry, la tension s’accroît aussi chez le lecteur, prisonnier d’une histoire impossible à lâcher, donnant littéralement froid dans le dos. Il y avait longtemps qu’un livre ne m’avait pas autant retenue dans ses chapitres.

Je ne dis pas que l’histoire soit à cent pour cent crédible lorsqu’on y repense ultérieurement, mais pendant qu’on y est plongé, il est impossible de s’en détacher d’autant plus que l’auteur nous mène à travers le labyrinthe de la nature humaine, trompant vraiment le lecteur jusqu’au coup de théâtre final digne des plus grands maîtres du suspense !

Croyez-moi, dans le genre « portrait de psychopathe », j’ai rarement rencontré mieux. Et comme de plus, aujourd’hui il y a une vraie purée de pois à l’extérieur, la chair de poule est instantanée à chaque fois que j’y repense.