What’s the worst that could happen ? de Donald E. Westlake

Une aventure de John A. Dortmunder

What’s the worst that could happen ?

Le samedi 23 juin 2007 par Sheherazade

Max Fairbanks, multimilliardaire malhonnête (mais en existe-t-il d’autres ?) au bord de la banqueroute, se trouve en compagnie d’une ravissante et blonde créature dans sa superbe maison de Long Island alors qu’il n’était nullement sensé y être ; John Archibald Dortmunder, de son côté, n’aurait pas vraiment dû y être non plus, mais lui son métier c’est « cambrioleur », donc maison vide égale cambriolage. C’est simple, c’est net, tout le monde est content.

Seulement voilà, le milliardaire y était dans sa grosse maison pleine de trésors à voler ; il appelle donc la police et lorsque ceux-ci débarquent, il a l’audace de prétendre que la bague qui est au doit de Dortmunder lui appartient. Bref, le voleur est volé !

John Dortmunder, c’est pas qu’il soit superstitieux, mais se faire voler au cours d’un cambriolage sa bague porte-bonheur - un cadeau de sa chère et tendre - par un sale type malhonnête, ça, ça le met vraiment en pétard ! Il va donc en faire une affaire personnelle et tenter de récupérer cette bague qui n’a d’autre valeur que sentimentale parce que c’est évident, Fairbanks se moque de lui et dans son dos, ses copains de la cambriole se gaussent aussi.

Déjà qu’il a la réputation d’être malchanceux, il ne va pas en plus perdre la face ! Il va élaborer un plan des plus sophistiqués, à partir d’une suite dans l’hôtel de Fairbanks, jusqu’à son casino de Vegas, en compagnie d’une équipe bien au point.

Je ne connaissais l’auteur de polars américain, Donald E. Westlake, que par le cinéma : beaucoup de ses thrillers sont devenus des films fort connus, telle la première aventure de Dortmunder le voleur malchanceux, intitulée « The Hot Rock » ; il y a aussi « The Grifters » et « The Hunter » (Point Blank & son remake Payback, à l’écran).

«  What’s the worst ... » m’a été offert, sinon je reconnais que je n’aurais pas pensé à lire ce polar loufoque, avec une équipe de voleurs déjantés, pas vraiment des lumières, à commencer par John Dortmunder, sympathique mais pour qui le mot « culture » signifie plutôt « plantes en pot » que théâtre ou histoire de son pays. Je me suis réellement beaucoup amusée aux aventures de cette équipe courant à travers les U.S.A. afin que l’honneur de leur chef soit sauf. Le roman est d’ailleurs largement supérieur à la version cinématographique où il a fallu subir les interprétations hystériques de Martin Lawrence et Danny di Vito !

Westlake qui écrit sous plusieurs pseudos, est l’auteur de pas mal de romans policiers, thrillers et romans noirs ; il écrit également pour la télévision, il fut notamment l’auteur de l’une des enquêtes du Père Dowling.

Deux de ses personnages préférés et récurrents sont le criminel professionnel, dur à cuire, Parker et les aventures amorales du voleur malchanceux, John Archibald Dortmunder. Pourtant, Dortmunder est un génie, son esprit criminel est parfaitement au point, simplement ce qui lui manque c’est ce petit quelque chose que l’on appelle « la chance ».

Donald E. (Edwin Edward !) Westlake est considéré outre-Atlantique comme l’un des auteurs les plus drôles de polars loufoques, dont le rythme est assez semblable à un scénario de film d’ailleurs.

Un seul petit bémol, le style est totalement américain, le plaisir de lire en anglais y perd un peu de sa saveur car le langage utilisé est celui des feuilletons télés. Mais bon, lire Westlake n’est pas non plus un exercice de style mais plutôt un divertissement. Je ne sais pas encore si je poursuivrai la lecture des aventures de John Dortmunder, mais qui sait, peut être que l’on m’offrira encore l’une de ses aventures !