Wednesday’s Child de Peter Robinson

Wednesday’s Child

Le mardi 18 avril 2006 par Sheherazade

Une petite fille de sept ans a été enlevée au domicile maternel par un homme et une femme se faisant passer pour des assistants sociaux, sous prétexte de plainte pour maltraitance.

Entre quelles mains la petite Gemma est-elle tombée ? pédophiles ? trafic d’enfants ? le compagnon de sa mère serait-il impliqué ? A-t-il abusé de l’enfant pour ensuite s’en débarrasser ? En tout cas certainement pas pour une demande de rançon, la mère célibataire de l’enfant étant sans emploi.

Pour l’inspecteur Alan Banks et son équipe, la course contre la montre commence pour retrouver la petite fille que l’on décrit comme secrète, triste, mal soignée. Même le superintendant Gristhorpe, qui généralement lui laisse carte blanche, s’investit dans l’enquête car ce cas ne lui rappelle que trop bien une enquête similaire il y a plusieurs années et ayant abouti à la découverte du corps torturé de la petite fille kidnapée alors. Il demande même la participation à l’enquête de la psychologue Jenny Fuller afin de dresser un possible profil des ravisseurs. Le compagnon de sa mère nie toute complicité ou toute culpabilité, mais Banks n’est pas convaincu par ses dénégations. La mère, par contre, culpabilise à outrance car elle sait qu’elle a négligé son enfant. Une voyante-medium se mêle de l’enquête, persuadée de percevoir des ondes prouvant que l’enfant est en vie, mais Banks sait bien que chaque jour qui passe diminue l’espoir de la retrouver vivante.

Dans le même temps une famille en balade découvre le corps sans vie non pas de la petite fille mais d’un ex-détenu et peu après, au cours des battues dans les environs, ce sont les vêtements de Gemma qui sont retrouvés faisant encore diminuer l’espoir. La piste de l’ex-détenu mène à un psychopathe mais là encore les enquêteurs font chou blanc, c’est comme si la petite fille avait disparu de la surface de la terre.

Pendant qu’il se ronge à cause de cette sinistre affaire, l’inspecteur Banks a des soucis personnels ; sa femme s’investit de plus en plus dans ses projets artistiques et dans des activités culturelles, sa fille dont il se sentait proche ne semble plus désormais s’intéresser qu’au maquillage, aux fripes et aux garçons et son fils est à l’université de Plymouth. Bref il expérimente le syndrome du « nid vide », se sent abandonné par son épouse et traverse la crise de la quarantaine.

Excellent thriller que ce roman de Peter Robinson, le lecteur - en même temps que les enquêteurs - sent l’angoisse monter face à la disparition de cette enfant, surtout depuis que la pédophilie a frappé tant de familles. L’auteur nous prouve, avec Banks et ses états d’âme, que vie de famille et vie de policier ne sont pas toujours très compatibles. Le portait qu’il dresse de l’épouse de Banks est particulièrement intéressant et sympathique. On attend la suite et le développement familial avec impatience même si le lecteur se doute un peu que cela ne va pas nécessairement aller en s’arrangeant. Tous les collègues de l’inspecteur sont là cette fois, concernés par cette enquête dramatique, chacun d’eux prend une dimension particulière dans cette affaire.

Chaudement recommandé !