Une prière pour Owen de John Irving

Une prière pour Owen

Le jeudi 1er mai 2003

Allez, c’est la période... (-°)
Tout le monde se lache sur J. IRVING alors, je ne résiste pas, et j’y ajoute aussi mon petit grain de sel :
"Tous et toutes, moi aussi J’SUIS D’ACCOOOORD . GENIAL !"
Effectivement, il s’agit là d’un Auteur qui nous pond d’excellents petits Mille-feuilles... où tout un chacun y trouvera immanquablement son compte...

Je viens tout juste de terminer "Une prière pour Owen" qui m’a mis une sérieuse claque...

Une petite idée du truc (Si on peut résumer du Irving !) ?

Un homme évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse d’où un personnage central émerge : Owen, être minuscule à la voix déglinguée, mais également personnage à la volonté de fer, à la foi absolue et ayant la conviction profonde qu’il est l’instrument de Dieu !!

Voilà.... Après ? Ben, c’est du Irving dans toute sa puissance...

Il nous bombarde toute sa tripotée de personnages.

Il tisse sa toile autour d’un lecteur qui, au début ne sait pas trop où il va... Mais le style Irving est là : burlesque au possible (Notamment la préparation de la crêche vivante de Noël, épisode à en pleurer de rire...)

Puis, petit à petit, tout prend corps ; des événements qui, au premier abord pouvaient apparaître anodins prennent toutes leurs dimensions ; des faits que rien ne semblaient relier s’imbriquent ensuite parfaitement les uns avec les autres...

Et ce, de plus en plus vite, jusqu’à la fin inéluctable que l’on redoute, que l’on imagine... la fin d’Owen, instrument de Dieu peut-être, mais la fin d’Owen...

Bref une épopée burlesque, à la fin dramatique mais épopée burlesque quand même où Irving n’oublie pas non plus, l’air de rien d’écorner sérieusement notre "chère" Amérique concernant le Vietnam, le Nicaragua, l’irangate et compagnie...

Alors, une prière pour Owen ? Ben moi, bien qu’athée j’en ai fait une petite quand même...


  • > Une prière pour Owen  18 août 2004, par Mario Heimburger
    Pour moi, c’est le meilleur Irving. Les personnages sont magistraux, le narrateur est toujours un looser, les situations comiques succèdent aux drames absurdes, et en toile de fond, un puzzle où chaque pièce trouve progressivement sa place en provoquant un petit frisson chez le lecteur, jusqu’à cette conclusion épique, cette fin absurde auquel personne ne peut croire mais qui est la seule possible.
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  • > Une prière pour Owen  1er mai 2003, par Féline
    Je n’ai pas encore lu celui-ci mais c’est le prochain John Irving que j’ai l’intention de lire. Ce n’est pas le premier avis positif que j’entend à son sujet :-)
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