Un goût de brouillard et de cendres de Peter Robinson

Un goût de brouillard et de cendres

Le lundi 21 février 2005 par Feline

Une jeune étudiante d’une école huppée est retrouvée assassinée devant la statue d’un ange dans le cimetière qui entoure l’église de St Mary. La jeune fille a été étranglée sur le chemin du retour de l’école. Un crime effroyable qui secoue la communauté déjà traumatisée par les rumeurs avancées contre le révérend : il aurait fait des avances à un de ses employés croates. Il n’en faut pas plus pour le désigner comme coupable.

D’autant plus que les parents de la jeune fille, riches et influents, avaient déserté la paroisse suite à ces accusations. Mais le croate ferait lui aussi un coupable idéal, lui qui regardait les filles de l’école d’un air lubrique en leur faisant des signes obscènes. Mais rapidement, un jeune professeur est arrêté, présentant tous les signes de la culpabilité. En plus, n’a-t-il pas essayé d’étrangler son ex petite amie quelques mois plus tôt ? L’inspecteur Banks se chargera de découvrir la vérité, même si les témoins ne lui facilitent pas la tache. Pas toujours évident de mener une enquête quand les parents sont des proches de son supérieur hiérarchique et qu’il est fortement déconseillé de les déranger...

Contrairement à « Froid comme la tombe », la vie privée de l’inspecteur Banks ne joue qu’un rôle mineur, bien que l’on voit certains éléments déterminants dans la suite de la série se mettre en place. Cet opus ci dénonce le penchant de désigner des coupables idéaux sans fouiller plus avant, pour soulager la conscience policière et calmer la population. Malgré tout, le roman souffre de quelques longueurs et le coupable se devine bien avant la fin. Il n’en demeure pas moins que Peter Robinson écrit de très bons suspenses, très britanniques et modernes à la fois. Une série à suivre attentivement.