Un Coupable trop parfait de Patricia MacDonald

Un Coupable trop parfait

Le mercredi 14 juillet 2004 par Sheherazade

Quelques années après le suicide de son premier mari, torturé par des migraines insoutenables, Keely s’est remariée avec l’avocat Mark Weaver, un ami d’enfance de son mari défunt, et ce malgré les réticences de son fils Dylan.

Lorsque Weaver est retrouve mort dans la piscine de leur maison, c’est sur l’adolescent que se portent les soupçons des policiers et du procureur du comté, une jeune femme fiancée à la victime avant son mariage avec Keely. Celle-ci est persuadée de l’innoncence de son fils, malgré le harcèlement dont il est victime de la part du procureur ; cette dernière est déterminée à mettre Dylan en prison, réglant ainsi un compte non seulement avec Keely mais avec les ados en général qu’elle considère comme des êtres nuisibles depuis la mort accidentelle de son frère jumeau, soi-disant assassiné par un garçon de l’âge de Dylan.

Le jeune garçon, désespéré, tente de mettre fin à ses jours et sa mère décide de rechercher elle-même le vrai coupable malgré l’hostilité de tous, sauf des parents adoptifs de son second mari. Elle n’a aucune idée, en prenant cette décision, qu’elle va déterrer des secrets remontant à la jeunesse de Mark, que finalement elle connaissait très mal, et peut-être même de son premier mari.

Patricia McDonald aime bien les situations où celui qui est soupçonné de meurtre est seul contre tous, où tous les indices l’accusent, où il est le coupable idéal aux yeux de tous, sauf d’une seule personne qui décide de se battre pour prouver son innocence et faire éclater la vérité.

Ce polar est plein de rebondissements inattendus, le suspense va crescendo jusqu’au coup de théâtre final. Il y a une certaine justesse de ton dans les relations humaines, notamment mère-ado.