Twisted Root de Anne Perry

Twisted Root

Le mercredi 20 octobre 2004 par Sheherazade

Au cours d’une agréable après-midi de fête, peu avant son mariage, la douce Miriam Gardiner disparaît sans un seul mot d’explication, manifestement sous le coup d’une forte émotion. Son fiancé contacte William Monk afin de la retrouver.

Bien qu’elle soit quelque peu plus âgée que l’homme qu’elle devait épouser et qu’elle fût issue d’un milieu moins aisé, la jeune veuve était appréciée de toute la famille Stourbridge, de même que des domestiques. Pourtant, elle a fui avec le cocher dans l’un des jolis équipages de la famille. Le fiancé ne croit pas qu’elle ait eu une aventure dégradante ; il est convaincu que quelque chose de très grave est arrivé à la jeune femme. Monk commence ses recherches au sein de la famille du fiancé, puis se rend au dernier endroit où l’on pense avoir aperçu Mrs. Gardiner. Là, le hasard le met sur le cadavre du cocher, tué depuis 5 jours, c’est à dire au moment même de la disparition.

Entretemps, Hester Monk, née Latterly, et son amie, Callandra Daviott, travaillant toutes les deux en qualité de bénévoles dans un hôpital pour les pauvres, sont confrontées à la bêtise du directeur fortement opposé à la formation d’infirmières compétentes, plutôt que de simples aides-soignantes ainsi que le suggèrent les deux femmes. Des médicaments ont disparu et les soupçons se portent sur Cleo Anderson, une femme compétente et dévouée aux malades.

Lorsque l’on retrouve Mrs. Gardiner, elle est confiée à la famille Stourbridge en attendant que l’enquête sur la mort du cocher aboutisse. Lorsque la mère de son fiancé est retrouvée morte, la police arrête Miriam qui refuse obstinément de parler, préférant affronter la mort que de rompre le silence sur ce qu’elle a découvert.

Monk et Hester contactent leur ami, l’avocat Rathbone afin de défendre la malheureuse jeune femme dont le secret remonte à son enfance. Cependant, seul un miracle pourrait la sauver puisqu’elle refuse de révéler ce qu’elle sait. Même l’avocat est désespéré.

Après neuf enquêtes où ils passèrent la plupart de leur temps à se chamailler, William Monk et Hester Latterly ont enfin compris qu’ils ne pouvaient pas se passer l’un de l’autre et se sont mariés. Leur vie commune exige une certaine adaptation mutuelle, mais leurs sentiments sont décrits avec gentillesse et les personnages y ont gagné en sympathie. A part cela, les polars d’Anne Perry relatent toujours des crimes basés sur l’appât du gain et des luttes de pouvoir au sein des familles aisées du Londres victorien. A chaque fois que la vérité éclate, elle révèle des caractères réellement sordides.