Traité du Zen et de l’entretien des motocyclettes de Robert M Pirsig

Traité du Zen et de l’entretien des motocyclettes

Le lundi 25 août 2003 par doud

Le narrateur et son fils partent du Minnesota vers le Pacifique, en moto. Nous traversons lentement avec eux cette partie de l’Amérique, poursuivi par (ou poursuivant ?) un fantôme. Mais cette traque, haletante, nous permet au détour des rocheuses de réviser les philosophies de Kant, Hume, Platon, Aristote...

Car le narrateur cherche à résoudre trois problèmes en même temps : la maladie de son gamin, le caractère déshumanisé des progrès technologiques, et la fusion de principes antagonistes tels que objet/sujet, dialectique/rhétorique, romantisme/classicisme...

Ce qu’il arrivera à faire, en nous ayant exposé, au passage, légèrement, les principes de la méthode scientifique, un résumé simpliste du Tao et du Bouddhisme, un rapide et agréable parcours de l’histoire de la philosophie occidentale, ce qui ne peut faire de mal à personne - je répète, c’est écrit sans fioriture, dans un langage simple et accessible à tous ; de plus, si vous vous sentez fatigués à un moment dans un de ces écarts philosophiques, le narrateur aussi et ne tardera pas à faire un petit arrêt pipi ce qui permettra à tout le monde de se dégourdir les jambes et les neurones.

Mais c’est aussi un roman qui peut bouleverser les lecteurs en quête de buts... La, je ne gâcherai pas le plaisir du lecteur qui pourrait trouver au cours du roman plein d’échos à ses préoccupations en lui racontant ce que, moi, personnellement, j’ai appris, et pour quelles raisons précises j’ai pu prendre du recul par rapport à mes petits problèmes existentiels. Simplement, j’ai y redécouvert quelques principes qui commençaient sérieusement à s’enterrer au fond de moi.