To shield the queen de Fiona Buckley

To shield the queen

Le lundi 15 novembre 2004 par Sheherazade

Ursula Blanchard, une très jeune veuve avec une petite fille Meg, vient d’être invitée à devenir une des dames de compagnie à la cour de la reine Elisabeth I d’Angleterre, en souvenir de sa mère qui fut l’une des suivantes d’Anne Boleyn. D’autre part, son défunt mari travaillait pour Sir Thomas Grisham, un des hommes de William Cecil, conseiller d’Elisabeth.

La vie de cour n’est pas aisée, Ursula ayant quelques difficultés à s’adapter aux mesquineries et ragots de ces dames dont elle fait désormais partie.

Bien accueillie par la reine, elle doit faire face à des dépenses qui lui sont particulièrement difficiles, n’étant pas fortunée. Parmi les suivantes de la reine, figure la possible héritière protestante du trône d’Angleterre, l’intrigante Lady Catherine Grey qui n’est pas la plus déplaisante devant l’évidente différence de standing d’Ursula.

La vie n’a pas été facile jusqu’à présent pour Ursula, en dehors des quelques courtes années de bonheur en compagnie de son époux, Gerald Blanchard. Ursula, enfant illégitime en compagne de sa mère lorsqu’elle fut renvoyée de la cour, devint la parente pauvre des Faldene, des catholiques méprisants, purs et durs, servante dans leur domaine. Ce rôle de servante n’empêchera pas Gerald Blanchard (promis à la fille des Faldene) de remarquer la sympathique jeune femme. Les amoureux fuyèrent Anvers, afin d’y travailler pour l’homme de William Cecil.

A la cour d’Elisabeth, Ursula rencontre Matthew de la Roche, jeune noble français, catholique, qui ne lui cache pas l’intérêt qu’il lui porte.

Toutefois d’autres intérêts l’emportent temporairement, Elisabeth étant amoureuse de Dudley, Lord Essex, or celui-ci est marié. Son épouse est gravement malade, on murmure que Dudley l’empoisonne lentement.

Afin de faire taire ces rumeurs, Dudley propose à Ursula de devenir dame de compagnie de son épouse, de goûter tous les aliments avant elle, moyennant un salaire que la jeune Blanchard n’osait imaginer et qui lui permettra de donner une éducation décente à la petite Meg, tout en améliorant son statut personnel.

Après quelques débuts difficiles, gagne à juste titre la confiance d’Amy Robsart, qui en fait souffre de tout autre chose qu’un empoisonnement : elle a une très vilaine tumeur au sein et s’affaiblit de jour en jour. Malgré la vigilance d’Ursula, on retrouve un jour Amy morte au bas d’un escalier ; plusieurs thèses se bousculent : suicide, mort naturelle par accident ou assassinat ? Avec toujours le mari comme principal suspect.

Bien qu’elle n’ait aucune sympathie pour Lord Dudley, Mrs. Blanchard découvre cependant qu’il est réellement innocent et elle décide, avant de retourner à la cour, de retrouver sa fille pendant quelques semaines. La mort totalement suspecte de son domestique quelques jours avant son départ, va jeter Ursula et sa suivante, Lady Dale dans une aventure particulièrement dangereuse, qui la mènera tout droit dans les griffes des Falden.

Heureusement un nouveau domestique l’aidera à faire toute la lumière sur cette pénible affaire.

La vie du trio ainsi que de la petite Meg court un danger encore plus grave car les Faldene sont au centre d’un complot catholique visant à mettre Mary Stuart sur le trône d’Angleterre et de restaurer la "vraie foi".

Ursula découvre que Matthew de la Roche est le voisin des Faldene. L’attirance qu’elle éprouve pour lui est quasi impossible en raison de leurs croyances religieuses diamétralement opposéeset et surtout de la fidélité de la jeune femme pour sa reine.

Voici un policier historique que j’ai failli abandonner après un chapitre car l’histoire démarre vraiment très lentement. Nous assistons tout d’abord à la vie de cour, baignée de ragots et de courtisans, parmi lesquels l’héroïne ne se sent nullement à l’aise et le lecteur pas vraiment non plus. Contrairement aux polars élisabéthains d’ Edward Marston , le langage n’est pas aussi bien tourné et l’atmosphère de l’époque est moins bien rendue.

Ensuite le récit à Comnor Place, le domaine d’Amy Robsart n’est pas plus vivant, car la maladie et les angoisses de Mrs. Dudley rendent l’ambiance sinistre.

Vers la moitié du roman, après la mort d’Amy et du serviteur d’Ursula, lorsque l’héroïne est en fuite avec sa dame de compagnie et le nouveau serviteur, l’histoire devient plus mouvementée, avec des commentaires d’humour auxquels je ne m’attendais nullement.

L’un des intérêts principaux du livre sont les commentaires de l’héroïne, n’ayant pas sa langue en poche et portant un oeil critique sur la vie de cour. Je trouve par ailleurs que Fiona Buckley donne beaucoup trop d’importance aux histoires sentimentales par rapport à l’histoire policière et l’Histoire d’Angleterre. A suivre... peut-être...