The Maltese Goddess de Lyn Hamilton

The Maltese Goddess

Le vendredi 22 juin 2007 par Sheherazade

Lorsque Lara McClintoch arrive dans la villa de son commanditaire dans l’île de Malte afin de surveiller la livraison des très beaux meubles antiques, elle ne s’attendait certainement pas à le trouver mort, poignardé, dans un meuble qui de surcroît ne figurait même pas sur la commande ! Cela vous fiche quelques moments de vacances en l’air, c’est évident !

Pourtant tout avait bien commencé : Galea, l’un des architectes de Toronto les plus en vue de son temps, avait passé une très belle commande, en compagnie de sa très timide épouse. Il lui proposa donc de surveiller la livraison et la mise en place du mobilier dans sa nouvelle villa, jusqu’à son arrivée mais le moins que l’on puisse dire c’est que celle-ci fut une surprise pour tous ! Encore heureux que la mort remonte à la veille sinon la jeune antiquaire serait en tête de la liste des suspects de l’inspecteur Tabone de la police maltaise. Quelques faits étranges s’étaient déjà produit au cours des soirées précédentes, toutefois la jeune femme a préféré les ignorer et faire un peu de tourisme en attendant les meubles, ce qui lui a permis d’assister à une conférence de Miss Anna Stanhope, féministe enragée et néamoins professeur d’art et d’histoire très érudite. L’antiquaire a même accepté de travailler avec Miss Stanhope à la préparation du spectacle qui doit se produire devant le premier ministre et ses visiteurs. Hélas, là aussi bien des problèmes commencent à se poser : vandalisme, costumes abîmés, collaborateur blessé comme par hasard au moment le plus inopportun. Sans oublier un personnage bizarre et inquiétant, probablement chasseur de trésor, que Lara rencontre comme par hasard lors de ses déplacements sur l’île.

L’enquête sur la mort de l’architecte Galea n’avance pas fort, Lara comme à l’accoutumée va se transformer en détective-amateur, malgré la présence d’un Mountie, envoyé tout spécialement de Toronto pour surveiller l’enquête, après tout l’architecte était un ressortissant canadien très apprécié et très mondain.

Peu à peu, elle va glâner des indices en discutant avec les gardiens de la villa, en se rendant dans le village maltais d’où Galea était originaire. Ce qui est plus inquiétant aussi, est la disparition à Toronto de l’épouse de Galea. Après avoir aussi figuré sur la liste des suspects, la police finit par conclure que peut-être la jeune femme s’étant trouvé au mauvais endroit au mauvais moment a été elle aussi liquidée par le ou les assassin(s) de son époux. Bref tout le monde patauge, sauf Miss Stanhope qui vient de rencontrer un homme charmant grâce à qui le spectacle semble enfin prendre une bonne tournure. C’est au cours dudit spectacle que les choses vont prendre une tournure des plus dramatiques dont les responsables seraient peut-être parmi les proches du premier ministre.

Présenté comme un « polar archéologique », ce petit roman très, mais alors vraiment très, prévisible se laisse lire grâce à l’humour qu’il contient mais certainement pour l’histoire policière ; si Lara McClintoch, antiquaire à Toronto, est connue pour aimer jouer les détectives-amateurs, il lui faut quand même 200 pages pour comprendre ce que j’avais mis 30 pages à deviner. Une trentaine de pages plus loin j’avais compris d’autres choses qu’elle-même ne comprendra qu’à la fin du roman.

L’agrément principal de ce polar, en dehors de l’humour, sont les très jolies promenades dans l’île de Malte, les descriptions du paysage, le pittoresque des personnages. Ceci est le second polar de Lyn Hamilton que je lis ; comme dans « The Celtic Riddle », elle mélange quelques éléments d’archéologie (mais peu) , comme dans « The Celtic Riddle », je reste sur ma faim.