The Magic Circle de Katherine Neville

The Magic Circle

Le mercredi 24 mai 2006 par Sheherazade

Le « cercle magique » se situe, pour les Amérindiens, au-dessus des montagnes là où le ciel rejoint les sommets. Pour les Celtes, le cercle magique est au fond des eaux de la source sacrée. Les bouddhistes le nomment « mandala ». Selon d’autres croyances, il s’agirait du cercle formé par Jésus et ses apôtres. Mais par-dessus tout, chacun porte son « cercle magique » au fond de lui-même.

Arielle Behn est une jeune femme dynamique et pleine d’humour, surtout quand il s’agit de parler de sa famille à l’arbre généalogique plutôt compliqué. Pour fuir cette parenté dysfonctionnelle, elle est devenue agent de sécurité nucléaire dans l’Idaho, loin de tous et de toutes, où elle vit en harmonie avec la nature et en bonne copine avec Oliver son propriétaire. Sans oublier Jason, le chat nageur, qui adore l’eau sous toutes ses formes (il serait même capable d’ouvrir les robinets !).

C’est là qu’elle apprend la mort de Samuel Behn - Sam - son cousin bien aimé, son frère de sang avec qui elle fut élevée pendant sept années par Ours Brun, le grand-père indien de Sam.

La mort de Sam va révéler à Arielle des secrets de famille encore bien plus compliqués qu’elle ne se l’imaginait ; la voilà promue gardienne des manuscrits de sa grand-mère Pandora et de sa tante Zoé, la brebis galeuse de la famille. Sans même savoir ce que contiennent ces manuscrits, sans avoir eu conscience de leur existence. Une chose est désormais certaine, à présent sa vie est en danger surtout depuis que sa route a croisé celle de Wolfgang Hauser aussi séduisant que dangereux.

J’avais beaucoup aimé et dévoré d’une traite le premier roman de Katherine Neville : « The Eight », dans lequel se jouait une haletante partie d’échecs, là où Histoire et petite histoire se rejoignaient dans une passionnante course contre la montre.

Résumer «  The Magic Circle » est quasi impossible ; au lecteur de le découvrir chapitre après chapitre, d’y accrocher et de s’y accrocher s’il veut aller au bout de l’aventure. Je connais quelques personnages, lecteurs/trices aussi avides que moi qui abandonnèrent à mi-chemin, non seulement à cause des complications de la famille Behn dont il est presqu’évident qu’ils sont tous cousins ou demi-frères et sœurs, et je me demande du coup si l’auteur est consciente que bigamie et inceste donnent rarement naissance à une généalogie de génies, la consanguinité existe tout de même... mais soit !

Parallèlement à l’histoire au présent d’Arielle et de son enquête pour savoir ce que contiennent les manuscrits, où ils ont pu être cachés et ce qui a pu arriver à Sam, le roman est entrecoupé par des passages de la vie de Jésus, de Joseph d’Arimathie et de Myriam de Magdala, mieux connue sous le nom de Marie-Madeleine. Cela vous rappelle quelque chose, non ? Le fameux « Da Vinci Code » de Dan Brown, mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, le roman de Katherine Neville est antérieur à celui de Brown, on ne peut donc pas parler de plagiat de sa part à elle. Quant à lui, je suppose que c’est entre lui, sa conscience et son éditeur. De toute façon tout le monde plagie tout le monde, dans tous les domaines.

Trop de personnages, à la fois historiques ou non, trop de membres de la famille Behn ayant flirté avec l’histoire à un moment de leur existence allant de la Guerre des Boers à Hitler, sans oublier les passages pseudo-bibliques et antiques (Tibère, Caligula, Claude, Néron, les Celtes, Boadicée, Suétone.... Ils sont tous là ! même Alexandre le Grand). Il y est aussi beaucoup question des treize reliques réunies après la mort du Christ, ayant toutes un lien avec lui au moment de sa crucifixion, dont le célèbre Graal.

Chacun sait que « qui trop embrasse mal étreint » et ce hochepot confus contient une pléthore d’ingrédients finissent par gâter le goût du plat. J’ai voulu terminer « The Magic Circle » parce que j’avais aimé « The Eight » et que j’aime les courses à travers le temps. Je n’ai cependant retrouvé cette même excitation dans la progression de l’histoire, la famille Behn finissant vraiment par lasser le lecteur. Bien qu’il s’agisse d’un thriller pseudo esotérico-historique, le roman finit par ennuyer, malgré tout le mal que s’est donné l’auteur afin de le rendre passionnant.