The Death of a King de Paul Doherty

The Death of a King

Le mardi 14 juin 2005 par Sheherazade

Le règne d’un roi n’est pas toujours glorieux et sa mort est parfois infamante. Ce fut le cas du roi Edward II d’Angleterre, époux d’Isabelle, surnommée "La Louve de France".

Edward II, effeminé, peu enclin à la guerre comme son père, Edward Ier alias "Longshanks" (longues guibolles), pour avoir donné trop de pouvoirs à ses mignons et notamment au dernier en date, le Bourguignon Piers Gaveson, un étranger quasi érigé en souverain par Edward II, fut destitué par la reine et son amant.

Honni par ses sujets, le roi, après le meurtre de Gaveson, fut tout d’abord enfermé et ensuite, exécuté sordidement au château de Berkeley, pour être ensuite inhumé publiquement à l’abbaye de Gloucester. Mais la dépouille de celui que l’on enterra ce jour-là, était-elle réellement celle d’Edward II ?

Son fils, Edward III, a des doutes, aussi charge-t-il un clerc de la Chancellerie, Edmund Beche, d’enquêter et de découvrir la vérité.

L’enquête va évidemment s’avérer particulièrement pénible, par où commencer d’ailleurs ? Des archives ont mystérieusement disparu, comme par hasard, des témoins sont morts, d’autres mentent comme ils respirent, sans parler de ceux qui vont faire semblant de collaborer pour ne pas s’attirer l’ire royale, mais qui jouent un tout autre jeu. Et ne parlons même pas des cadavres qui vont jalonner la route d’Edmund Beche, mais c’est compter sans la détermination de l’homme. Lorsqu’il atteindra enfin à la solution, celle-ci sera réellement déconcertante.

Le spécialiste de l’Angleterre médiévale, et plus particulièrement de l’Angleterre des rois Edward, Paul C. Doherty, d’après ses études documentaires, n’a jamais réellement cru à la mort d’Edward II, il est convaincu que le souverain a pu échapper à la reine qui tentait de le faire assassiner.

L’auteur se livre donc ici à une curieuse enquête historique dont l’issue est réellement surprenante.

Mais l’écrivain écrit dans un style superbe, ses sources documentaires sont excellentes, alors pourquoi bouderait-on le plaisir de cette enquête hors du commun, fût elle ou non crédible ?