Swan de Frances Mayes

Georgie : Secrets familiaux dans le Sud profond

Swan

Le jeudi 19 août 2004 par Feline

Juillet 1975. Swan, petite ville de Georgie dans le Sud des Etats-Unis. Lily, en compagnie de son amie Eléanore, se rend sur la tombe de Big Jim, son père et accessoirement homme influent, fils du fondateur de la ville. Sur place, l’horreur atteint les deux vieilles femmes de plein fouet : la tombe de Big Jim a été peinte en noir et le cadavre de Catherine, la femme du frère de Lily, a été exhumé.

Dix-neuf ans plus tôt, elle s’était suicidée, plongeant la petite communauté de Swan dans la tragédie et la famille Mason dans le déshonneur. Deux ans après le drame, Wills, le mari de Catherine, avait eu une attaque, qui l’avait plongé dans un état d’hébétude permanent. Lily avait donc dû élever leurs deux enfants, Ginger et J.J., dont le destin avait été bouleversé.

En cet été 1975, la vie s’écoulait paisiblement. Ginger avait fui Swan et vivait en Italie, sur un site de fouilles archéologiques où elle poursuivait son cursus universitaire. Elle y avait rencontré Marco, à qui elle n’osait s’abandonner complètement. J.J., quant à lui, propriétaire de plusieurs commerces, il vivait la plupart du temps en ermite dans une cabane dans les bois, entre la chasse et la pêche.

La profanation des deux tombes réunira à nouveau les différents membres de la famille et fera remonter à la surface de nombreux secrets enfouis, qui permettront aux Mason de se laver d’un lourd passé et d’enfin pouvoir se construire un avenir.

Dans l’ensemble, France Mayes nous fait passer un agréable moment. Je reprocherai surtout une première moitié assez longue qui met en place les personnages et le décor. Des personnages vrais, pittoresques qui évoluent dans un sud campagnard du milieu des années 70 merveilleusement dépeint et dont l’atmosphère semble bien rendue. Bien que peut-être idéalisé. En effet, pas question ici de racisme même si les noir ne sont pas sur le même pied d’égalité. Pour Big Jim, un travailleur en vaut un autre et ce quelle que soit sa couleur. Cette première partie me semble donc souffrir de nombreuses longueurs.

A partir de la moitié du livre, on entre enfin dans le vif du sujet et le rythme s’accélère : les secrets se dévoilent les uns après les autres nous promettant un dénouement intéressant qui malheureusement tombe un peu à plat.

Je conclurai donc en disant que c’est un bon roman d’atmosphère, peuplés de personnages intéressants et idéal à lire en été. Divertissant et frais.

Folio, juin 2004, 482 pages.