Soixante-neuf tiroirs de Goran Petrovic

Soixante-neuf tiroirs

Le samedi 1er novembre 2003 par catherinem

Chargé de relire et de corriger l’oeuvre d’un auteur inconnu, autrefois jugée sans aucun intérêt pour la simple et bonne raison qu’elle n’est construite que de descriptions et qu’aucun personnage n’y intervient, Adam se retrouve plongé dans le monde mystérieux conçu par l’auteur.

Au fil des pages, Adam réalise que le roman est bien plus peuplé que les apparences ne le laissent croire. Des destins se sont croisés ici, des amours se sont déchirées, des désespoirs ont poussé au suicide ou à la folie.

Adam, comme tant d’autres avant lui, y rencontre l’amour et ose pour lui braver les instructions qui lui sont données pour les corrections, en notant sur des pages séparées des impressions fugaces chères à certains des habitants du roman...

Malgré quelques longueurs, soixante neuf tiroirs est un roman plein de fantasmes, ou qui en tout cas répond aux fantasmes du vrai lecteur. Qui n’aimerait pas plonger désespérément derrière les mots collés sur les pages, pénétrer dans les livres comme dans des mondes parallèles, vivre physiquement dans la trame destinée aux uniques yeux ?

De quoi nous faire regretter que la littérature ne soit qu’une activité spirituelle (encore que...) et non pas une aventure du corps tout entier.


  • > Soixante-neuf tiroirs  2 avril 2004, par Dadoo

    Quelle façon déroutante de décrire la lecture et que de voies inexplorées elle donne à l’auteur ! Cette idée de pouvoir plonger dans un livre corps et âme est vraiment intéressante même si elle semble difficile à concevoir.

    Goran Petrovic s’en sort très bien et nous raconte une histoire pleine de charme et très agréable (malgré effectivement quelques petits ralentissements).

    A essayer !


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