Sainte Cherie de Nicole de Buron

Sainte Cherie

Le lundi 6 août 2007 par Sheherazade

De 1965 à 1970, une sitcom cartonnait sur les télés de France et de Navarre ; il s’agissait de la célèbre « SAINTE CHERIE » sortie de la plume joyeuse et impertinente de Nicole de Buron, une écrivaine qui - comme je l’ai déjà dit fréquemment - devrait figurer dans la liste des remboursements de la sécurité sociale car la drôlerie de ses propos et la verve qu’elle déploie provoquent une telle dose d’endorphines que la lectrice/le lecteur se sent immédiatement beaucoup mieux.

Pour Nicole de Buron, toutes les femmes sont des « saintes chéries » mais beaucoup d’entre elles l’oublient trop souvent, aussi ce petit ouvrage bourré d’humour et d’impertinence est là pour le leur rappeler.

J’ai retrouvé ce livre, indémodable, dans ma bibliothèque à l’occasion d’un grand tri et quel bonheur ce fut ! Il m’a redonné l’espace d’un week-end l’humour qu’un déménagement imminent - avec ses tracas et contrariétés - est en train de me faire perdre.

Comme au théâtre, à travers cinq grands chapitres découpés comme des grands actes, divisés en autant de saynètes plus divertissantes les unes que les autres, l’auteure nous fait partager le quotidien d’une jeune femme, mère de deux enfants, épouse d’un type très occupé.

L’introduction à elle seule vaut le détour, l’auteure dédiant le livre à ceux et celles des personnes et objets constituant son existence, du mari à la femme de ménage, en passant par les enfants, le coiffeur, le plombier et la jeune fille au pair.

Elle offre une version délirante des affres de la jalousie, des problèmes de la circulation et des contraventions, les vacances en famille, la belle-famille !

Il faut cependant se méfier du lieu où on lit « Sainte Chérie » ; j’ai surpris quelques regards inquiets à mon égard, lorsqu’assise à une terrasse où je sirotais un cappuccino, je riais à certains passages. Heureusement le week-end pascal aidant, on a dû se dire que cette petite cloche qui rigolait arrivait tout droit de Rome !

Une copine, avide lectrice elle aussi, m’a un jour dit que Nicole de Buron l’agaçait car elle semblait réécrire sans arrêt le même livre. Je ne partage pas totalement cette opinion et, de toute façon, ça m’est totalement, complètement, indubitablement égal, car à chaque fois moi j’ai le même fou-rire et la même bonne humeur.

Je laisserai - comme dans le livre - le mot de la fin au petit jésus dans la crèche, s’adressant à son illustre père dans les cieux : « Père, comment vat-t-on s’en sortir ? » ; réponde du paternel « Avec humour, mon enfant » !

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