Requiem for a Mezzo de Carola Dunn

Requiem for a Mezzo

Le lundi 20 août 2007 par Sheherazade

Bettina Westlea-Abernathy, ravissante mezzo-soprano au caractère insupportable et capricieux, vindicative, prête à tout pour arriver, se fait assassiner sur scène au cours d’une représentation du Requiem de Verdi. Dans la salle se trouve l’amie de sa sœur, Miss Daisy Dalrymple accompagnée de l’inspecteur Alex Fletcher de Scotland Yard pour qui elle nourrit un tendre sentiment, partagé d’ailleurs, mais pas encore avoué.

Suite à la mort de Bettina, son époux Roger Abernathy, au cœur fragile, fait un début de crise cardiaque ce qui tendrait à l’exclure de la liste des suspects. Pas mal de personnes y figurent sur cette liste, à commencer par la gentille Muriel, la sœur de Bettina qui lui rendait la vie aussi dure que possible.

Aux yeux de Daisy, désormais journaliste free-lance, il est impossible que Muriel soit coupable. L’inspecteur Fletcher ne voit pas du tout d’un bon œil l’intervention de Daisy dans son enquête, tout comme dans les précédentes d’ailleurs, mais comme elle était présente lors du crime, difficile de la tenir éloignée de l’investigation.

Tous les personnages présents au concert, du chef d’orchestre au directeur de la salle d’opéra, en passant par le ténor et quelques autres sont suspects aux yeux des enquêteurs car l’odieuse Bettina leur avait joué à tous quelques tours fort désagréables.

Daisy et l’inspecteur vont donc travailler plus ou moins de concert, mais plutôt moins que plus, car chacun a des informations qu’il n’a pas envie de divulguer à l’autre, estimant que ce ne sont pas ses affaires. Il faudra bien pourtant qu’ils unissent leurs efforts car une autre tentative de meurtre va se produire sur la personne de la principale rivale musicale de Bettina.

La découverte de l’assassin sera une grande surprise pour tous, mais pas pour le lecteur. En effet, quelques petits indices peuvent mettre les fines mouches sur la voie assez rapidement.

J’ai moins aimé cette enquête-ci de Miss Daisy, bien que l’ambiance des années 20 à Londres, dans le quartier des artistes de Chelsea soit colorée et bien rendue. L’Américaine Carola Dunn, née en Angleterre, aime à rendre ses personnages plus anglais que nature, ce qui est souvent très drôle mais l’utilisation de quelques expressions à la mode à l’époque reviennent par trop souvent et deviennent vite agaçantes.

Un petit bémol donc dans cette enquête policière dans le monde de la musique.