Rendez-vous à la malouinière de Bernard Simiot

Rendez-vous à la malouinière

Le mardi 1er avril 2003 par Dadoo

Beaucoup de temps est passé depuis le Temps des Carbec. Nous nous retrouvons à l’aube du XX° siècle, quand l’Europe se prépare à s’entre-déchirer. La grand-mère Carbec a décidé de réunir toute la famille à la Malouinière, la propriété familiale des Carbec dans la campagne de Saint-Malo. Les cousins américains et allemands sont de la partie, jusqu’à ce que les télégrammes sonnent le rappel et déclenche la grande boucherie de 14-18.

Le roman va raconter les périgrinations des Carbec jusqu’à la sortie de la deuxième guerre mondiale : Grande Guerre, Années Folles, Grande Dépression, Montée des totalitarismes, Deuxième guerre mondiale et fin du colonialisme.

Déchiré par les contraintes extérieures la famille Carbec va s’investir dans ces périodes troubles avec tout le courage et tout l’orgueil d’une famille de corsaires malouins.

Hélas la fin du roman verra Saint-Malo mit en pièces par les bombardements de la fin de la guerre : il faudra numéroter les pierres de taille pour pouvoir reconstruire...

Simiot trace donc une histoire familiale assez classique où les échos du Monde se répercute dans le microcosme de la malouinière.

Cependant, contrairement au "Messieurs de Saint-Malo", Rendez-vous à la malouinière est vraiment bourré de clichés : les officiers qu’ils soient français ou allemands claquent des bottes, le musicien à la gueule d’ange est un homosexuel plus ou moins refoulé etc. Entre les agents de change, les officiers, les business-men et les hommes de spectacles c’est une société très conservatrice que l’on voit à l’oeuvre. Classiquement c’est le médecin célèbre qui prend le rôle de l’humaniste au grand coeur.

Finalement les bons sentiments dont est pétri ce roman sont essentiellement les bons sentiments d’une famille conservatrice, arqueboutée sur ses privilèges et sa religion... un peu dommage pour représenter le XX° siècle. En tant que breton j’attendais mieux des héritiers des corsaires malouins.


  • > Rendez-vous à la malouinière  18 septembre 2003, par LEW
    trés miévre ce volet intermédiaire de l’épopée des Carbec ne refléte pas le souffle conquérant des bretons . Il donne cependant une bonne image du déclin des ports de commerce et de course .
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