Qui vais-je tuer ? de Jean-Charles

Le mardi 12 juillet 2005 par Sheherazade

Jacques Mareuil, écrivain de romans policiers, n’est pas à la fête ; non seulement il vient de perdre Eléonore, originale et fantasque, la femme qu’il aime, mais en plus son médecin vient de lui annoncer qu’il a une maladie grave et surtout incurable !

Il décide donc pendant les quelques dernières semaines qui lui restent à vivre de mettre un crime au point, de passer de l’autre côté de la barrière.

Mais qui tuer ? Il songe un moment au Président de la République responsable à ses yeux de ce que le budget de l’armée soit plus important que celui de la recherche, ce qui empêche donc les chercheurs de trouver des remèdes à son type de maladie. Le problème, c’est que tuer le Président de la République n’est quand même pas à la portée du premier quidam venu, fût-il écrivain de polars.

C’est dit ! il réunira les autres amants d’Eléonore dans sa résidence campagnarde et il tuera l’un d’entre eux. Tout ce qui lui reste à faire est de se procurer une arme ... Mais les meilleurs plans ne se déroulent pas nécessairement comme prévu ; Mareuil apprend que finalement Eléonore aurait été assassinée, sa voiture ayant été sabotée. Et lorsque l’un de ses amants est effectivement tué à la Buissonnière, ce n’est même pas Jacques qui a fait le coup.

L’affaire s’annonce un peu compliquée pour le capitaine de gendarmerie Gonivet et ses assistants.

De son côté, l’écrivain trouve de l’aide auprès de la fille et de la cousine d’Eléonore, mais de là à ce qu’il soit disculpé ...

Dans les années 80, les éditions des Presses de la Cité demandèrent à certains de leurs auteurs de faire l’expérience d’un roman policier, un genre qu’ils ne pratiquaient pas du tout. Une série de petits polars tour à tour amusants et originaux parurent alors pour le plus grand plaisir des amateurs du genre. « Qui vais-je tuer ? » de l’humoriste Jean-Charles fut parmi ceux-là.

L’écrivain-humoriste français, Jean-Charles, qui mourut en 2003 à l’âge de 81 ans, connut la notoriété dans les années 60 lors de la parution de son livre «  La Foire aux Cancres » (1.3 millions d’exemplaires vendus en 24 langues). Il fut entre autre professeur, d’où la récolte des « perles » ; il mit un point d’honneur à ne jamais écrire de « perles sauvages » à savoir inventées par lui-même. Tous ses recueils de « perles thématiques » furent le fruit de ses enquêtes, toutes furent « glanées » sur le terrain, seuls les commentaires étaient de sa plume.

Il publia des recueils de perles dans des domaines très divers : (Perles du Facteur, Le Rire sur Ordonnance, Sacrés Gendarmes, etc.).

Je suis heureuse de lui rendre ce petit hommage, car je lui dois plusieurs de mes meilleurs fous-rires.