Quand un roi perd la France de Maurice Druon

Le dernier tome des Rois Maudits

Quand un roi perd la France

Le mardi 17 février 2004 par Dadoo

Alors que Robert d’Artois est mort dans le tome précédent, au cours du siège de Vannes avec les troupes anglaises, Maurice Druon termine son récit des Rois Maudits dans la bouche du Cardinal de Périgord, légat du Pape chargé de négocier une paix durable entre les Royaumes d’Angleterre et de France. Il raconte le règne de Jean II, dit le Bon à son neveu au cours de sa traversée de la France.

Autant le dire tout de suite, ce 7° tome n’est pas au niveau du reste de la série. Le procédé narratif est beaucoup moins agréable que dans les tomes précédents et le Cardinal est un personnage assez exaspérant et moins brillant que Robert d’Artois et la Mahaut...

On y voit de plus Jean le Bon perdre la France à force de décisions stupides. Les Français trouvent quand même le moyen de se faire battre à Crécy à cause de leur cavalerie et ensuite à Poitiers parce que cette même cavalerie met pied à terre. Voilà comment un petit royaume d’Angleterre parvient quasiment à envahir la plus grande puissance occidentale.

Alors que Philippe le Bel, le Roi de Fer, était obnubilé par la grandeur de la France, Jean II n’agit que pour sa propre gloire, sans grand succès d’ailleurs.

Je ne conseillerai donc ce tome qu’aux fanatiques du genre et à ceux qui auront lu les 6 tomes précédents et qui souhaiteraient clore le cycle... autrement mieux vaut passer son chemin.


  • > Quand un roi perd la France   15 septembre 2004, par bastet
    au risque de te contredire, Philippe le Bel était connu pour ne penser qu’à sa propre gloire et sa caisse personnelle. C’est le talent de Druon qui en a fait un roi concerné par la grandeur de son pays, mais il était surtout très occupé à se chamailler avec Edward Ier d’Angleterre.
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    • > Quand un roi perd la France  16 septembre 2004, par Dadoo
      Tu peux risquer sans problèmes... l’intérêt est effectivement dans la description de Druon et l’image d’Epinal qui en ressort même si la vérité historique n’est pas entièrement respectée.
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    • > Quand un roi perd la France  8 août 2007
      Effectivement, ce dernier volume est largement en dessous du niveau des précédents, que j’ai adoré. Je ne suis pas sur d’aller au bout. Les précédents avaient de la truculence, du souffle, un côté épique, celui-ci propose un artifice narratif lourd qui ralentit le récit. D’autant que rien n’est fait pour que l’on s’attache aux personnages. Dispensable.
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      • > Quand un roi perd la France  8 août 2007
        avec un s à "adoré" Ca m’apprendra à ne pas me relire
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      • > Quand un roi perd la France  5 avril 2008
        A mon sens, la seule lourdeur dans " quand un roi perd la France " se trouve dans l’accumulation de fautes commises par Jean le Bon, le mal nommé. Je me contenterais volontiers de cette "moindre qualité" du dernier tome, si je pouvais la trouver dans d’autres romans historiques. Malheureusement, à part Yourcenar et Waltari, cela me parait difficile, alors ne boudons pas notre plaisir de lire un excellent ouvrage qui termine une série d’une qualité exceptionnelle.
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