Possession de Antonia Susan Byatt

Le mardi 3 septembre 2002 par Sheherazade
Roland Mitchell, jeune auteur désargenté, aimerait écrire une biographie à propos de son "idole" littéraire : le poète symboliste anglais, Randolph Henry Ash.
N’en n’ayant pas les moyens, il doit se contenter de collaborer à la biographie qu’écrit un professeur et pour qui il effectue toutes les recherches nécessaires. Au cours de l’une de ces recherches à la London Library, il découvre dans un ouvrage de Ash deux lettres probablement destinées à Christabel LaMotte.
Alors commence une "enquête" littéraire passionnante, en collaboration - et rivalité intellectuelle - avec un jeune professeur, Maud Bailey, lointaine descendante de la destinataire des lettres.
Le titre "Possession" se réfère à l’obsession qu’un biographe éprouve pour son sujet, ainsi qu’à l’amour entre deux êtres. Je recommande la lecture de ce livre en anglais car il écrit dans un style superbe, jamais difficile à comprendre. Par maints aspects, le roman m’a fait songer aux livres de Jane Austen.
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29 octobre 2004
A.S. Byatt a reçu le Booker Price pour ce roman et ce n’est guère étonnant. Elle nous livre avec "Possession" un roman impossible à classer, foisonnant et tellement diversifié. Elle y mêle avec bonheur tous les genres imaginables : le récit contemporain, la correspondance, le journal intime ou la poésie. Non contente de se livrer à cette exercice avec réussite, elle réussit l’exploit de mélanger différents styles d’écriture, chacun correspondant à l’époque où la partie du récit se déroule : un style moderne pour l’action contemporaine ou un style plus ampoulé et très XIXème anglais pour l’action qui se situe dans le passé.
Alternant passé et présent, ce roman se présente sous une véritable enquête littéraire, peuplée de correspondances secrètes, d’amours cachés et de sentiments violents, qui passionnera les amateurs de littérature. Un roman magnifique et un véritable tour de force.
J’ai malgré tout un petit regret à émettre. Si l’alternance des genres, que ce soit de narration ou de style, constitue une idée brillante et une richesse du récit, il m’a parfois été pénible d’avancer dans le récit. Les poèmes et certains textes écrit d’une manière qui m’ont paru friser l’ampoulé, principalement dans la première partie du roman, m’ont semblés longs et parfois indigestes. C’est un peu dommage.
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