On acheve bien les chevaux de Horace McCoy

La triste histoire d’un marathon de danse

On acheve bien les chevaux

Le vendredi 21 novembre 2003 par Dadoo

On achève bien les chevaux dit-on, mais pas forcément les hommes qui souffrent pendant la grande dépression aux Etats-Unis, voila ce que nous dit Horace McCoy. Robert et Gloria, deux comédiens ratés s’inscrivent à un marathon de danse en comptant sur le prix de la victoire pour vivre.

Horace McCoy va nous raconter leur marathon et montrer les horreurs que peut provoquer ce genre de jeux pour des êtres désespérés et désenchantés. Les deux héros, comme leurs concurrents sont prêts à tout et à toutes les compromissions pour survivre. Il ne leur reste qu’à tourner pendant des semaines de marathon, au delà de leurs forces !

Dans la même veine que les Raisins de la Colère de Steinbeck, on touche ici au cœur de la crise des années 30 et il est difficile d’en sortir indemne.

Quatrième de couverture

Gloria et moi avions été prévenus par de vieux routiers que la seule façon de tenir le coup jusqu’au bout dans un marathon de danse, c’était d’utiliser au mieux ces pauses de dix minutes grâce à une méthode précise : apprendre à manger son sandwich tout en se rasant et en se faisant soigner les pieds, apprendre à lire les journaux en dansant, apprendre à dormir sur l’épaule de son ou de sa partenaire ; mais tout cela, c’étaient des trucs de métier qui demandaient de l’entraînement.