Nos plus beaux souvenirs de Stewart O’Nan

Atmosphère, nostalgie et « vide grenier » !

Nos plus beaux souvenirs

Le samedi 24 septembre 2005 par channe01

Finalement, j’ai bien aimé ce livre. Et pourtant, j’ai failli l’abandonner en cours de route. Comme si l’ennui exprimé par certains des personnages me gagnait par empathie. Oui, m’ais j’avais envie de savoir comment il allait se sortir de ces histoires de famille. Car, ce sont les histoires familiales qui collent aux objets, les objets qui gardent la mémoire comme la poussière, tenace, collante, impossible de s’en défaire. Si on les jette, ces foutus objets à mémoire, ils reviennent dans vos rêves. Et vous finissez par les chercher sur les foires à tout et autres vide grenier. Pour qu’on en finisse avec l’histoire du passé, qu’on se console et qu’on en invente une autre.

Les histoires de famille sont pesantes parfois. Enfin, moi, je crois. Les miennes le sont. J’imagine qu’il en est de même pour beaucoup. C’est difficile de vider la maison familiale quand on y a longtemps vécu. C’est comme si on voulait oublier, effacer, et rien ne peut s’oublier, surtout tout ce qu’on n’a pas osé dire... Tous ces non dits qui pèsent et qui entravent le futur. Ces silences ou ces cris de colères qui remplissent le grenier des mémoires avec d’horribles araignées.

Alors, je n’ai pas lâché le livre. Parce que cela avait réveillé ma boîte à mémoire, celle que j’aime à garder close pourtant. C’est un peu comme une séance chez le psy, ça fait mal et puis ça fait du bien.

Une semaine pour tirer un trait sur 48 années de vie et finalement, ne pas s’en tirer comme ça si simplement mais esquisser un autre avenir....

Stewart O’Nan sait nous prendre au piège. Un livre à lire au jour le jour, comme cette semaine qui s’y inscrit avec des lenteurs et des accélérations, comme le temps qui passe...

A éviter pour ceux qui détestent la nostalgie.