Noël sanglant à Notting Hill de Deborah Crombie

And Justice There Is None

Noël sanglant à Notting Hill

Le dimanche 10 octobre 2004 par Sheherazade

Peu avant Noel, Dawn Arrowood, la jolie épouse du riche et célèbre antiquaire Karl Arrowood, est retrouvée baignant dans son sang devant sa maison. Les soupçons se portent sur son époux, homme jaloux, arrogant et dur tant en affaires que dans sa vie privée. Le bruit court d’ailleurs que l’origine de la fortune d’Arrowood ne serait pas due qu’aux seules antiquités mais que ce commerce servirait à blanchir l’argent de la drogue.

Dawn semblait avoir un amant, désireuse de quitter son mari, de plus l’autopsie révèle qu’elle était enceinte. Qui d’autres en dehors du mari aurait pu avoir une raison de tuer cette douce jeune femme, aimée de tous ?

Son amant, le jeune brocanteur Alex Dunn, qui a mystérieusement disparu après l’assassinat, mais pourquoi aurait-il tué la femme qu’il aimait ? Ou alors, Fern ex-amie d’Alex, jalouse de Dawn.

Gemma Janes, nouvellement promue inspecteur, est chargée de l’enquête ; montée en grade elle a été transférée à Notting Hill, alors que l’homme de sa vie, l’inspecteur principal Duncan Kincaid, est resté au bureau central du Yard.

Toutefois, ils refont équipe car le meurtre de Dawn Arrowood rappelle à Kincaid un meurtre similaire, survenu à peine 2 mois auparavant ; affaire classée faute de preuves, aucune trace n’ayant mené au meurtrier de Marianne Hoffmann.

Parallèlement à leur enquête, les Kincaid-James franchissent un pas important dans leur relation personnelle et s’installent avec enfants respectifs, chiens et chat, dans une maison commune, d’autant plus que la famille promet de s’agrandir bientôt !

L’enquête va s’avérer compliquée car il faut remonter dans le passé d’Arrowood pour découvrir des traces menant au crime brutal de son épouse.

Lui-même se fait tuer peu après de la même brutale manière : étranglement et poitrine lacérée de multiples coups de scalpel. La presse commence à parler de tueur en série et pointe la soi-disant inefficacité de la police et sa lenteur. Le supérieur de Gemma lui met fortement la pression.

Leur travail permet aux enquêteurs (et aux lecteurs) de faire la connaissance d’une série de jeunes brocanteurs ainsi que de la faune sympathique qui vit à Notting Hill, quartier londonien à la mode ayant détrôné Portobello Road dans le coeur des Londoniens branchés.

Suivant le caneval habituel utilisé par Deborah Crombie dans cette série de polars, parallèlement à l’enquête en cours, les chapitres sont entrecoupés de réminiscence du passé et forment une histoire en elle-même, dont la conclusion aboutit en même temps que l’enquête trouve sa solution, les deux histoires étant toujours reliées.


  • > Noël sanglant à Notting Hill  19 février 2005, par Feline
    Un policier efficace dans la veine du roman policier anglais contemporain, avec des enquêtes de détection classique et des inspecteurs modernes et dynamiques dont la vie privée s’entremêle à la vie professionnelle. On est loin des détectives froids et sans failles et cela ne me déplaît pas. Le suspense est à la hauteur et le coupable pas évident à démasquer. L’auteur entremêle le récit présent à des flash backs dans le Notting Hill des années 60, ce qui nous éclaire sur les personnages et nous égare en même temps. Un roman que l’on pourrait rapprocher de ceux écrits par Peter Robinson.
    Répondre à ce message