No Place Like Home de Mary Higgins Clark

No Place Like Home

Le samedi 22 septembre 2007 par Sheherazade

A 10 ans, la petite Liza Barton a abattu sa mère qu’elle adorait d’un coup de révolver. Bien sûr, c’était un accident mais la version des faits rapportée par son ex-beau-père a complètement enfoncé la petite fille qui en état de choc n’était plus capable de parler de ce qui s’était produit, ayant complètement occulté les évènements tragiques.

Le beau-père, dont la maman de Liza avait décidé de divorcer a chargé l’enfant tant et plus, a même prétendu qu’elle l’avait blessé, alors qu’en réalité la petite fille tentait désespérément de sauver la vie de sa mère que l’odieux individu tentait d’assassiner.

La froideur de l’enfant, son apparente indifférence, dues à l’état de choc a fait que chacun l’a considérée comme une jeune psychopathe, allant même jusqu’à la surnommer « la jeune Lizzie Borden », du nom de cette jeune femme qui assassina ses parents à la hache. Liza Barton fut acquittée faute de preuves mais personne ne crut à son innocence.

Adoptée par de lointains parents, la petite Liza devint Celia ; après une longue thérapie elle put recommencer enfin une nouvelle vie sans toutefois réellement retrouver la mémoire exacte des faits.

Vingt-quatre années plus tard, à l’occasion de son anniversaire, le nouveau mari de Celia/Liza lui offre un superbe cadeau d’anniversaire : une maison magnifique dans la petite ville de Mendham ! Pour Celia, le cauchemar commence car cette magnifique demeure n’est autre que la maison où mourut sa maman, celle du drame.

Elle est horrifiée par ce cadeau car son mari ignore tout de son passé, alors comment lui dire qu’elle ne veut pas de cette maudite demeure ? Celia, jeune veuve avec un petit garçon, avait promis à son premier mari de ne jamais dévoiler la vérité pour protéger leur fils ; fidèle à cette promesse, la jeune femme vit dans un mensonge sous la constante frayeur que quelqu’un connaisse la vérité.

Ce qui est apparemment le cas car le jour de l’emménagement, la pelouse est vandalisée par une inscription concernant Liza Barton.... Celia décide, malgré les réticences de son nouveau mari, d’accepter l’offre de l’agence immobilière de lui trouver une autre maison ; en fait la directrice de l’agence aurait dû les avertir de la réputation de cette demeure, mais elle espérait cette commission.

L’ex beau-père de Liza/Celia vit toujours à Mendham même s’il ne l’a pas reconnue immédiatement, il s’en faudra de peu avant de découvrir le pot aux roses. Lorsque d’autres meurtres se produisent, la jeune femme va à nouveau se retrouver à être suspectée, mais cette fois elle est bien décidée à se défendre même si le procureur et la police aimeraient la mettre sous les verrous. Seulement, pour Celia, un autre ennemi rôde, qu’elle ne soupçonnait même pas.

Une fois de plus, j’ai pu constater que Mary Higgins Clark reprend les mêmes ingrédients, leur donne d’autres noms et refait le même plat.

Dans « No Place Like Home », on retrouve une accusée non coupable, mais non innocentée, avec le vrai coupable dans la nature qui va forcément tenter de la supprimer puisqu’elle le connaît. La soi-disant coupable a refait sa vie sous un autre nom, mais ce secret ne peut durer très longtemps. C’est une journaliste d’investigation qui pour son émission « La petite histoire derrière l’Histoire » va peu a peu dérouler l’écheveau menant à la découverte de la vérité. Bref du vu et du connu ! Où donc est passée la Mary Higgins Clark de « La Nuit du Renard » ?

On se demandera dès lors pourquoi je me suis laisser tenter par ce polar présenté comme « un suspense à la mécanique implacable » ? S’il est vrai qu’une partie du polar est une surprise (enfin, presque !), tout le reste est du « déjà lu », mais j’assume complètement ce choix de lecture vacancière, j’avais envie de lire quelque chose de facile où il ne me fallait pas trop réfléchir, le moins que l’on puisse dire c’est que ce fut réussi !

Dans le genre soi-disant « facile », je préfère Douglas Kennedy !


  • No Place Like Home  19 juin 2008

    Personnellement j’ai lu ce livre et sincéremment j’ai beaucoup aimé l’histoire.

    Comme d’habitude le suspense est là et on ne sait jamais qui est coupable ou non (ce qui est plutot rare dans nombre de polars).

    Enfin j’ai trouvé que c’etait un très bon livre, beaucoup moins "sombre" que "Un cri dans la nuit".

    Si vous voulez un livre de May Higgins Clark bien plat et ennuyeux lisez plutot "Une seconde chance" !

    Ma préférence allant (dois-je dire ’forcément’ à "La nuit du Renard")

    Bonne lecture !


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  • No Place Like Home  21 octobre 2007, par Naninou

    Celui-là n’est pas génial ! Je trouve qu’il ressemble trop à Un cri dans la nuit et on a cette impression du déjà vu !

    Pas génial ce livre là ! Allez reprends-toi Mary !!!!


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