Meuse l’oubli de Philippe Claudel

Meuse l’oubli

Le vendredi 8 octobre 2004 par anna

J’ai lu Meuse l’oubli, l’histoire d’un homme et d’une femme en allée. La belle Paule partie le narrateur son amant , son ami celui qui est devenu homme grâce à elle ne sait plus comment vivre.

Alors c’est une très jolie histoire de renoncement et d’acceptation, du temps qui passe, des saisons et de la fraternité, de la joie et de la douceur retrouvées.

Le temps aide vraiment, sans doute à vivre les chagrins les deuils et les ruptures. En tout cas Philippe Claudel dans une langue très belle, poétique et simple à la fois nous raconte une part de vie, de cette vie douloureuse et immobile parfois.

Il nous dit le deuil et l’amitié , il nous emmène dans un pays du Nord où les gens vivent en sursis où les jeunes sont partis et où les maisons ne sont plus que souvenirs.

Et pourtant c’est sur ces terres désolées, dans des paysages blancs de neige où le temps en suspens pourtant s’écoule que le narrateur touvera le repos et le courage de vivre à nouveau, de cueillir la beauté et le soleil revenus. La chaleur de la vie là-bas, dans cette ville qu’il ne connaissait pas, lui fera à nouveau de l’oeil et il partira, continuera son chemin vers un ailleurs qu’on imagine lumineux et doux parce qu’il le mérite d’avoir tant aimé et tant portée cette belle femme et son souvenir qu’il dépose , un jour, au bord de la rivière et ce n’est pas triste, c’est nécessaire, même si ça serre le coeur...

Alors merci Philippe Claudel de dire avec des mots si justes et si beaux des histoires qui réchauffent, qui donnent envie d’aimer et de continuer la route...