Meurtre en Mésopotamie de Agatha Christie

Murder in Mesopotamia

Meurtre en Mésopotamie

Le dimanche 8 août 2004 par Sheherazade

Une infirmière est sollicitée par un médecin avec qui elle collabore afin d’aider l’épouse du Dr. Leidner, archéologue chargé du site de Tell Yarimjah près d’Hassanieh. Cela ne l’emballe pas outre mesure car Bagdad et l’Orient ne ressemblent pas exactement aux contes des Mille et Une Nuits.

Sa tâche consistera à plus ou moins tenir compagnie à celle que l’on surnomme "La Belle Louise" et elle devra également déterminer si la névrose de la jeune femme est feinte ou réelle. Pour la fille du docteur, il ne fait aucun doute que Mrs. Leidner est une intrigante capricieuse, seulement préoccupée d’elle-même et se servant des gens. Une opinion qu’une des jeunes femmes travaillant sur le site partage.

Lorsque Miss Leatheran arrive à Tell Yarimjah, sa "patiente" lui fait un tout autre effet : c’est une femme d’une grande beauté, effectivement très angoissée et nerveuse. Les opinions des autres membres de l’équipe archéologique sont partagées, les uns ne cachent pas leur hostilité, les autres la plaignent. L’assistante de Leidner la déteste ouvertement ; pour le père Lavigny, le traducteur de l’équipe, elle est une séductrice immorale semant la discorde. Pour les autres hommes, elle est une belle dame en détresse dont ils souhaitent être les chevaliers servants ! L’infirmière ne peut s’empêcher de noter l’atmosphère tendue qui règne sur le site des fouilles, la politesse du groupe semblant totalement artificielle.

Ayant gagné la confiance de Mrs. Leidner, Miss Leatheran apprend que ses frayeurs sont causées par des lettres de menaces émanant de son premier mari, exécuté après la guerre comme espion. Ce type de lettre arrivait à chaque fois que Louise se liait d’amitié avec un homme, cependant les envois avaient cessé lors de son mariage avec Leidner. La pauvre femme vit dans la terreur de mourir sous peu, mais comme l’écriture présente des similitudes avec la sienne, elle sait qu’on la prend pour une menteuse.

Le drame éclatera cependant, le docteur Leidner retrouvant un jour son épouse sauvagement assassinée à l’heure de la sieste.

Hercule Poirot, en voyage d’affaires en Syrie, est appelé à l’aide par le docteur Reilly ; il accepte de se charger de l’enquête, s’amusant beaucoup de la réaction de la jeune infirmière, si typiquement anglaise, s’attendant à rencontrer un détective dans le style de Sherlock Holmes. Elle est d’ailleurs fort sceptique quant aux méthodes du détective belge, exprimant quelques doutes quant aux "petites cellules grises" ; elle lui apporte toutefois l’assistance nécessaire parmi tous ces personnages qui se contredisent. D’autre part, des pièces d’archéologie découvertes récemment disparaissent, ce qui laisse à craindre un trafic d’antiquités. Est-ce cela qui a coûté la vie à Mrs. Leidner ?

Anne Johnson, l’assistante de Leidner, est empoisonnée peu après avoir confié des soupçons qui la perturbaient énormément. Notre Hercule national mettra finalement de l’ordre dans ses déductions et réunira, comme à l’accoutumée, les protagonistes afin de démasquer l’assassin.

Autre volet de la trilogie de Poirot au Moyen-Orient, Murder in Mesopotamia donne à Agatha Christie l’occasion de décrire avec précision et justesse la vie sur un site de fouilles archéologiques, une ambiance qu’elle connaissait bien, non seulement par son mariage avec l’archéologue Max Mallowan , mais à titre personnel également car Christie était très férue en archéologie. Cela donne un excellent accent de vérité à cette enquête de Poirot.


  • Meurtre en Mésopotamie  22 juillet 2013

    Bonjour à tous, mon amour pour AC et son personnage de HP sont à la hauteur de ma déception.... En effet, pour ma part, cela reste un des moins bons. Non pas par la qualité de la narration dont l’angle, pris à nouveau selon la vision d’un "acteur" du drame, est toujours intéressante surtout vis à vis de la description de Poirot, mais parce que l’intrigue, une fois dévoilée, ne tient carrément pas la route et est totalement invraisemblable.

    Nous sommes dans les années 1930 et la chirurgie esthétique est balbutiante. Comment expliquer, et même de nos jours cela resterait "improbable", que Madame Leidner n’ait pas reconnu son ex mari, même 20 ans après ? J’ai 43 et je vous assure que faites moi rencontrer quelqu’un que j’ai connu à la fac ; je le reconnaitrai, surtout si j’ai couché avec...... Ce monsieur Leidner, en 20 ans, alors qu’il était soldat, puis accusé d’espionnage par sa propre femme qu’il est censé avoir si peu connu - c’est la guerre et il y part illico presto apres le mariage qui lui meme intervient très peu de temps après la rencontre, euh ???- et est donc promis à la mort, s’échappe par une pirouette et devient....un éminent Archéologue mondialement reconnu..Woaw ! Ensuite, prenez-vous une meule de bien au minimum 30 kg (c’est de la pierre !!) dans la tête après une chute de 5 à 10 mètres....Comment dire sans sombrer dans le gore....Et bien, lâchez une pastèque à 2 mètres du sol et regardez le résultat, vous aurez une idée de l’état dans lequel cette pauvre femme aurait se retrouvée..... Juste pour rire, humez donc un verre d’acide chloridrique, vous verrez, vous aurez moins soif ! Quand bien même....L’acide gastrique est encore plus fort ( PH = 2,3...). et c’est la destruction de la flore intestinale qui vous fait mourir de déshydration. Pour en mourir si vite, faut s’envoyer un bon demi litre....Pas très crédible And so on ... Bref, malheureusement, du grand portnawak !


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  • Meurtre en Mésopotamie  5 novembre 2007
    Tres bon roman accessible a tous. Moi j ai 14 ans je l ai étudiée en classe et je l ai présenté a ma classe. Pas beaucoup de suspens je trouve ; c est un livre pas assez sanglant... =]
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  • > Meurtre en Mésopotamie  17 août 2004
    Encore un bon roman de la romancière anglaise, sans grande surprise. Elle plante son décor en orient, dans le monde de l’archéologie qu’elle connaît bien, ayant épousé en secondes noces un archéologue. Il ressort du roman, que la britanique, pourtant globe-trotter, ne semblait pas apprécier cette région avec laquelle elle n’est pas tendre dans son récit.
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    • > Meurtre en Mésopotamie 17 août 2004, par bastet
      au contraire, elle appréciait énormément le moyen-orient, principalement l’égypte. Ce n’est que lorsque sa santé ne le lui permit plus qu’elle cessa de se rendre dans ces contrées.
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