Mermoz de Joseph Kessel

Mermoz

Le jeudi 11 octobre 2001 par Dadoo

Mermoz, le célèbre aviateur de l’Aéropostale était un ami proche de Joseph Kessel. Dans cette biographie, celui ci trace le portrait de ce héros tout au long de son existence : du petit appartemen de Montparnasse à la traversée des Andes et de l’Atlantique avec l’Aéropostale.

A chaque page, chaque phrase, ressort l’admiration et l’amour pour un personnage hors du commun plein de courage et d’abnégation.

On regrettera peut être le côté un peu panagéryque de l’ensemble : pas une critique ou une remarque ne vient fissurer le mythe. Même l’engagement de Mermoz dans les Croix de Feu ne semble pas très blâmable à Kessel...

Pour en savoir plus :
Un site sur l’histoire de l’Aéropostale
De Latécoère à l’Aéropostale


  • Mermoz, plus rien de mieux depuis 75 ans !  27 janvier 2009, par mike75013
    Effectivement, encore un commentaire de la pensée unique, phénomène bien franco-français qui consiste à cracher sur ses figures de proues, au nom d’un intellectualisme qui nous ridiculise partout dans le monde depuis longtemps. De quoi s’agit-il ? D’un côté, la version le plus superlative du héros. tout est hors norme chez Mermoz : la stature, le talent, le courage, l’héroisme, la camaraderie, les plaisirs de la vie. Nous n’en avons pas d’autre exemple dans notre histoire. Déjà decrié par les aigris, les bureaucrates, qui n’eurent de cesse de contrecarrer le développement d’une gloire qui était coupable de ne pas les servir, eux, Mermoz continue à être loué du bout des lèvres par bon nombre de héros de canapé, dont la seule gloire est de juger, de classer. Quel crime a commis Mermoz ? il n’a pas été du côté du front populaire, qui est bien sûr, la référence absolue pour ces mêmes esprits classeurs. Pire, il fait brievement partie des Croix de Feu. Ce mouvement, qui selon l’analyse des auteurs dignes de ce nom (René Raymond ...) n’était certainement pas le mouvement que l’on dit. Il N’A PAS participé aux emeutes de 34, alors qu’il pouvait renverser la République, il a combattu le nazisme et l’anti sémitisme, il combattait en France l’action française, son programme était aussi social que celui du Front pop. Les Croix de Feu étaient une version "ancien combattants" et nationaliste du parti radical. Alors, de grâce, célébrons Mermoz comme il se doit, sans faux procès. Et rappelons nous que tels héros ne se trouvent plus désormais qu’au cinéma. Son cinéma à lui, son aventure, c’était sa vie, sans trucages ... Heureusement que les sud américains, les africains ont conservé, eux, une image sans tâche de l’Archange, du grand. Et comme disait Saint Exupéry, quelques jours après sa disparition, en 1936 : laissons ceux qui ne t’aimaient pas vanter tes mérites, si tu savais le bruit qu’ils font. Pour moi, tu n’es pas encore un souvenir, tu fais partie de ma vie.
    Répondre à ce message
  • > Mermoz  28 mars 2005, par savinien
    Je trouve assez étonnant ce reproche quant à la non condamnation par Kessel des idées de Mermoz. Je me demande bien si vous avez déjà lu d’autres livres de cet auteur ! Le rôle que Kessel s’est imposé au fil de ses romans n’était pas de juger mais de décrire, il n’a donc pas à blâmer son ami de quoi que ce soit ! Remarque d’autant plus regrettable que l’auteur n’hésite pas à nous présenter un Mermoz sous son vrai jour ; ses flirts avec la cocaïne par exemple. De plus, je vous engage à vous documenter sur ces "croix-de-feux" l’entre deux guerre, leurs querelles et moeurs politiques avant d’y adjoindre ce déplorable jugement.
    Répondre à ce message