Ma vie avec Mozart de Eric-Emmanuel Schmitt

La musique pour confidente

Ma vie avec Mozart

Le dimanche 25 décembre 2005 par Sheherazade

A quinze ans on a tous envie de mourir, on perd ses rêves d’enfant, on découvre un corps qu’on n’aime pas vraiment, qu’on ne comprend pas.Alors qu’il avait décidé de mourir à la manière de Sénèque, Eric-Emmanuel Schmitt rencontre Mozart une fois encore.

Cette nouvelle rencontre sera décisive, le jeune garçon décide immédiatement de continuer à vivre parce qu’il sait que la vie lui réserve encore beaucoup de ces merveilles.

Depuis Eric-Emmanuel Schmitt écrit de courtes missives au jeune prodige qui lui répond sous forme de pièces musicales. Il lui parle de tous les moments de sa vie, même les plus difficiles comme celui de la perte de la femme qu’il aimait ; à chaque fois Mozart est là pour l’aider à surmonter ses peines. Et comme elles sonnent juste ces quelques phrases sur la perte d’un être cher ; elles sont brèves, pudiques et ô combien vraies. Ici, point de cette superficialité des autres auteurs lorsqu’ils parlent du deuil d’un personnage de roman.

Le dialogue entre l’auteur et le compositeur est une réflexion sur la magie de la musique, l’écriture, la vie, la mort, l’amour. Le livre se dévore en quelques heures au son des morceaux de musique chosis par l’auteur et joints au volume.

Tous les ans à Noël (depuis trois ans) mes fils m’offrent un "livre positif" pour que je puisse finir et commencer l’année en beauté. Bien sûr je les mets légèrement sur la voie ; ainsi me suis je vu offrir Matthieu Ricard et son "Plaidoyer pour le Bonheur", Martin Gray et son appel "Au nom de tous les Hommes".

Cette année c’était le tour d’Eric-Emmanuel Schmitt et sa "Vie avec Mozart".

De plus en plus, et ce depuis que je l’ai découvert il y a 7 ans, j’aime cet homme, écrivain, philosophe, humain et drôle. Eric-Emmanuel Schmitt est un Sage, avec juste ce petit grain de folie qui fait qu’il n’est jamais sentencieux, jamais fastidieux, bref jamais rasoir. Il est profondément sérieux sans jamais se prendre au sérieux.

A travers les remerciements de l’auteur au compositeur, moi c’est à l’écrivain que je dis "merci" pour la magie de son écriture et pour la magie mozartsienne.

A dévorer immédiatement et sans restriction.