Les quatre vies du saule de Shan Sa

Voyage au travers de l’histoire de la Chine

Les quatre vies du saule

Le lundi 28 juillet 2003 par Dadoo

En quatre histoires dont le fil rouge est le saule pleureur Shan Sa nous raconte l’histoire de la Chine. De 1430 à nos jours, du lettré ambitieux de la Cité Interdite à l’executive woman à Hong Kong on découvre quatre portraits très vrais de cette Chine mystérieuse.

Chong Yang est le fils unique d’une famille de riche marchands déchus. Entre l’Amour et l’ambition il choisira l’ambition et se rendra dans la capitale vivre son destin de lettré qui fait et défait les empereurs. Comme un conte cette première partie nous fait découvrir la Chine médiévale.

Le conte suivant est l’histoire d’amour/haine entre un frêre et une soeur issus d’une vieille famille Ming exilée sous l’empire Mandchoue.

On est entraîné ensuite dans la barbarie de la révolution culturelle avec un destin à la Robespierre...

Enfin le dernier conte nous esquisse la vie moderne dans les enceintes capitalistes de la Chine Populaire.

Dans chacune de ces histoires le saule pleureur apparait, éventuellement assez furtivement comme un symbole de la Chine éternelle.

Quatrième de couverture

En Chine, le saule pleureur symbolise la mort et la renaissance. Faut-il croire qu’une branche de saule puisse devenir une femme condamnée à poursuivre l’amour de siècle en siècle ? D’un Pékin bruissant dans les songes et la poussière aux silences de la Cité interdite, de l’ère des courtisanes vêtues de soie à la Révolution culturelle, des steppes où galopent les Tartares aux rizières qu’arrose le sang des gardes rouges, deux êtres se cherchent et se perdent. Tout les sépare. Toutes les tragédies d’un peuple ancien. Dans ce tumulte, il faudrait un miracle pour les réunir... Roman d’amour ? Oui. Mais ce roman lyrique est aussi une traversée de la Chine éternelle. C’est une fable qui a parfois le goût du thé amer.


  • > Les quatre vies du saule  28 août 2003, par Moebius
    Un bon livre au travers duquel on retrouve une sensibilité et une simplicité toute asiatique. De belles histoires avec des personnages dont on sent que la destinée ("destinée" plus que "vie") est guidée par des forces qu’ils ne controlent pas... A lire à l’occasion !
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