Les Valeureux de Albert Cohen

Les Valeureux

Le mercredi 23 octobre 2002 par catherinem

Revoilà les cousins Solal en Céphalonie, et plus particulièrement Mangeclous, plus roublard que jamais et inventeur de méthodes en tout genre pour gagner quelques drachmes ou quelque cou d’oie farci, histoire de remplir son estomac de phtisique qui crie continuellement famine.

Puis arrive un chèque de Suisse, et les voilà tous partis en grande équipée rendre visite à l’expéditeur dudit chèque, Solal des Solal dit Sol, le neveu de Saltiel, l’aîné des cousins. Et au passage, comme ce neveu est une grande figure, n’est ce pas, il leur vient en tête d’écrire aux instances française une petite lettre de recommandation et de demande de remise de décoration à Sol qui ma foi l’a bien mérité. Pris d’une folie écrivassière, Mangeclous écrit en douce à la reine une lettre d’une petite quinzaine de page, véritable guide d’une cuisine honnête et digne de ce nom...

Et voilà, on les retrouve toujours avec plaisir ces Solal, ils attirent encore le sourire, mais...Albert Cohen aurait-il trouvé un bon filon ou nous cache t-il pour la suite d’autres schémas ? « Les Valeureux » en tout cas, bien que les détails changent, ressemblent étrangement à « Mangeclous »...


  • Les Valeureux  4 mai 2007, par lartisse

    Il est incomparable dans son genre, ce roman d’Albert Cohen. Cette famille spéciale, conduite par un Mangeclous déroutant et ingénieux (la famine inspire, n’est-ce pas ?)nous entraîne dans une aventure totalement rocambolesque.

    Une bande de joyeux, survolés par la réussite de leur neveu, écument le monde pour ainsi dire et en mettent plein la vue à tout le monde... Pour être valeureux, on peut dire qu’ils le sont.

    En tout cas, on ne s’ennuie pas en lisant "Les Valeureux". Bien au contraire, on le dévore d’une traite en se demandant à chaque page : " Qu’est-ce qu’il va encore me sortir Albert Cohen ?" Et on en redemande.


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  • un peu étrange  20 février 2003

    Ce roman est un peu étrange : le début est jubilatoire avec les farces de Mangeclous, recteur de son université amateure. La fin par contre est moins enlevée... on finit presque par s’ennuyer...

    D’autre part les réflexions sur la destinée du peuple juif sont un peu "lourdes" par rapport au reste du roman.

    Bref l’ensemble n’est pas géniale même si quelques pages valent vraiment le détour !


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