Les Vacances de Maigret de Georges Simenon

Pas de repos pour le commissaire

Les Vacances de Maigret

Le mercredi 12 mai 2004 par Feline

Le commissaire Maigret se décide enfin, au plus grand bonheur de sa femme, à prendre des vacances. Ils se rendent donc aux Sables, petite station balnéaire familiale. Mais à peine arrivé, Madame Maigret se plaint de douleur au ventre. Crise d’appendicite aigüe : c’est l’hospitalisation.

Maigret s’enferre alors dans une routine à l’horaire minutieux, de bars en tavernes, pour boire un p’tit blanc, en attendant le coup de fil de 11h à la clinique où Soeur Marie des Anges lui réponds invariablement que "notre chère malade va de mieux en mieux" et la visite de 15h sonnante.

Dans l’ambiance feutrée, religieuse et féminine de la clinique, le commissaire se sent pour le moins déplacé, jusqu’au jour où il découvre un petit mot glissé dans sa poche : "Par pitié, demandez à voir la malade du 15".

Intrigué, Maigret décide de s’informer. Mais le lendemain, la patiente, jeune fille, belle-soeur du docteur local, victime d’un accident de voiture en compagnie de ce dernier, est décédée. Commence alors un jeu du chat et de la souris entre le célèbre limier du Quai des Orfèvres et le docteur Bellamy, homme influent dans la région.

C’est le premier Maigret que je lis et les critiques élogieuses faites à son égard me semblent pleinement justifiées. Simenon installe le lecteur dans une atmosphère qu’il excelle à décrire, celle d’une petite station balnéaire, où le temps semble s’être arrêté, où tous le monde se connaît et où Maigret est perçu soit comme l’étranger fouineur soit comme le héros parisien. Les personnages hauts en couleurs sont plus vrais que nature.

J’ai beaucoup apprécié cette enquête mais je préfère quand même le Simenon du "Bourgmestre de Furnes", du "Chat" et des "Fantômes du Chapelier".