Les Sept Crimes de Rome, de Guillaume Prévost de Guillaume Prévost

Une enquête rondement menée par Léonard de Vinci

Les Sept Crimes de Rome, de Guillaume Prévost

Le mercredi 20 juin 2007 par Sheherazade

Lorsqu’en décembre 1514 Rome découvre un corps décapité sur la statue de Marc Aurèle, chacun est loin de se douter qu’il ne s’agit là que du début d’une série de meurtres défiant la ville, ses édiles et même le pape.

Le jeune médecin Guido Sinibaldi a hérité de son père, ancien barigel très apprécié de tous et mort en service, de son talent pour détecter les énigmes. Lorsque le corps d’un jeune homme est retrouvé décapité sur la statue de Marc Aurèle, et qu’une inscription au sang signe le crime, il ne lui en faut pas plus pour avoir envie de découvrir l’assassin. L’inscription latine signifie « Celui qui pèche ... »

Parmi ceux qui ont découvert le corps et qui assistent le capitaine de police quelle n’est pas la surprise de Guido de découvrir le grand Léonard de Vinci, déjà âgé, mais toujours aussi alerte, râleur et talentueux.

Peu après, c’est le corps d’un vieillard qui est découvert, mort attaché à une échelle. Ici encore une inscription faisant suite à la précédente signifiant « ...Dieu le punit ». Lorsque le corps d’une vieille femme, maquerelle notoire, est aussi retrouvé avec auprès d’elle des coquilles de moules vides, la surprise est à son comble et la panique gagne la ville.

Aidé par les conseils du Vinci, installé au Vatican pour se consacrer à ses travaux d’anatomie et de peinture, Guido fréquente la bibliothèque où ses recherches l’amènent à poser des questions qui font penser qu’il est sur la bonne piste car sa vie aussi est en danger. Tout le monde ne semble pas apprécier son intrusion dans l’enquête ; notamment le maître des Rues, qui a toute latitude d’enquête, lui met des bâtons dans les roues et Guido ne doit qu’à l’intervention du représentant du pape de pouvoir continuer l’enquête car il est évident que l’on a affaire ici à un assassin aussi monstrueux qu’intelligent.

Un quatrain mettra Vinci et son assistant-enquêteur sur la piste d’un certain « Van Aeken » qui est le nom véritable de Hieronimus Bosch ; c’est une gravure peinte par Bosch qui mettra définitivement nos amis sur la piste, mais s’ils s’en refèrent à elle, quatre autres meurtres devraient encore être commis. Il y a donc lieu de faire vite d’autant plus que l’assassin menace de voler la « Sainte Face », c’est à dire la célèbre Véronique, la relique portant le visage du christ. Sa perte pourrait faire vaciller le pape Léon X, déjà mal accepté par certains cardinaux.

Ce n’est guère un secret, j’adore les polars historiques. Ici, la part la plus importante finalement a été donnée à l’intrigue, au demeurant passionnante, dans cette chasse à l’homme à travers Rome, ses monuments, ses catacombes, mais l’histoire n’est qu’effleurée et je suis un peu restée sur ma faim.