Les Reines de France au temps des Valois de Simone Bertière

Les Reines de France au temps des Valois

Le samedi 31 août 2002 par Sheherazade

La série de livres consacrés aux reines de France n’est pas une série de romans, il s’agit de réelles biographies historiques non romancées, mais aussi passionnantes que des romans. Les reines de France, qui sont la plupart du temps des princesses étrangères, n’ont été bien souvent considérées que comme des "silhouettes" dans l’ombre de leur royal époux.

Les alliances étaient purement politiques et les filles de roi n’avaient strictement jamais leur mot à dire dans le choix d’un époux. Elles étaient là pour poursuivre la lignée et faire de la figuration aux côtés du souverain. Cependant, si - à la mort du roi - leur fils n’était pas en âge de régner ou partait guerroyer à l’étranger, elles deviennent régentes, elles sont chargées des affaires courantes du pays et exercent dans certains cas un réel pouvoir politique. Partant de là, et considérant qu’on laisse trop souvent les reines à l’écart dans les biographies des rois et dans les essais historiques, Simone Bertière - agrégée de lettres et chargée de cours à l’Ecole Normale Supérieure de jeunes filles, entre autres - a décidé de sortir ces reines de l’ombre où on les relègue et a écrit une fresque historique sur la France en donnant la vedette aux reines qui ont traversé les siècles, depuis le XVIème siècle jusqu’à la révolution française.

LES REINES DE FRANCE AU TEMPS DES VALOIS

1. LE BEAU XVIème SIECLE

Commence par la très habile politicienne qu’était Anne de Bretagne, surnommée la "duchesse en sabots" (vous savez : celle de la chanson de Tri Yann "Si Mort à mors"). Mariée à 2 rois de France, mais profondément attachée à son duché de Bretagne, dont elle parvint à garder l’indépendance. Liée au sort d’Anne de Bretagne, il y a la très malheureuse Jeanne de France "la boîteuse", sacrifiée pour manque d’héritier et parce que son royal époux aimait la petite duchesse

Claude,la fille d’Anne de Bretagne, la "Reine Claude" (et on ne rit pas SVP), était aussi timide vulnérable et effacée que sa mère était volontaire et fonceuse. On la mariera à François Ier, fils de Louise de Savoie, une autre forte femme. Toujours dans ce beau XVIème siècle, on rencontrera évidemment Diane de Poitiers et Catherine de Médicis - sans oublier Eléonore d’Autriche, soeur de Charles Quint, sacrifiée sur l’autel de la Paix des Dames.

2. LES ANNEES SANGLANTES

Henri II ayant perdu la vie dans un tournoi (le fameux "coup de Jarnac"), il laisse toute la place à sa veuve, Catherine de Médicis. Celle-ci devrait, en principe, céder le pas à la nouvelle reine, Marie Stuart, épouse de François II. Mais ce dernier mourrant jeune, la jeune reine est renvoyée en Angleterre où elle connaîtra le funeste sort que l’on sait. Ce sera donc, jusqu’à la fin de ce XVIème siècle l’imposante et sombre figure de Catherine de Médicis que l’on retrouvera, aux côtés de ses 3 fils, rois de France, époux de reines moins connues, mais méritant d’être découvertes. Et n’oublions tout de même pas la ravissante Marguerite de Valois, mieux connue sous le nom de "Reine Margot".


  • Les Reines de France au temps des Valois  20 novembre 2005, par Ystielle

    J’ai lu cinq des six livres de Simone Bertière sur les reines de France (le sixième se trouve dans la pile "à lire").

    Enfin, une histoire des rois de France vue du point de vue des femmes. Et aussi passionnante qu’un roman.

    Mon seul regret : que Simone Bertière ne soit pas remontée plus loin dans le temps pour nous parler des reines de France sous les Capétiens.


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  • Pour la petite histoire  20 novembre 2005, par Ystielle

    Le "coup de Jarnac" ne se réfère pas à la mort d’Henri II, mais au duel qui , sous son règne, opposa Guy Chabot, seigneur de Jarnac et François de Vivonne, seigneur de La Châtaigneraie. Au cours de ce duel, Chabot, pourtant donné comme perdant, utilisa une botte secrète et blessa son adversaire au jarret. Celui-ci en décéda quelques jours plus tard.

    L’expression "coup de Jarnac" passera dans la langue courante, d’abord sous l’acception de "manoeuvre habile", puis sous celle, plus péjorative, de "coup bas".


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    • Pour la petite histoire 13 avril 2006, par caracal

      Très juste.

      Henri II est mort à l’issue d’un tournoi, alors même que son entourage (y compris son adversaire, Montgommery) estimait qu’il allait au-delà de ses forces.

      Lors de la dernière charge, Montgommery, obéissant à l’ordre royal lui imposant un dernier assaut, voit sa lance se briser dans la violence du choc.

      Une énorme écharde glisse sous la visière et pénètre l’oeil et le cerveau du roi.

      Ambroise Paré n’a rien pu faire...

      Je vous recommande, sur cet épisode, Robert Merle et sa saga "Fortune de France", ainsi que l’excellent "Henry IV" de Michel Peyramaure.


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  • > Les Reines de France au temps des Valois  22 mars 2004
    Saviez-vous que la reine claude s’appelle ainsi car Francois 1er, ramenant le fruit d’un de ses voyages, decida de le baptiser "Reine Claude" en l’honneur de la reine Claude ?
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