Les Neuf géants de Edward Marston

The Nine Giants

Les Neuf géants

Le mardi 28 décembre 2004 par Sheherazade

Cette fois, Nicholas Bracewell, régisseur des Westfield’s Men est sur le point de perdre une partie de son flegme légendaire, les problèmes s’accumulant un peu trop sur la troupe et c’est à lui qu’il incombe, comme toujours, de tout arranger !

Tout d’abord, Master Marwood, propriétaire de l’auberge The Queen’s Head a décidé de vendre son auberge au patron très riche et malhonnête de la guilde des brasseurs, Rowland Ashway, qui ne cache nullement que les acteurs et les troupes de théâtre sont des suppôts de Satan qu’il faudrait jeter en prison.

Ensuite, l’acteur/directeur principal de la troupe, le très talentueux mais très arrogant et dragueur, Lawrence Firethorn a jeté son dévolu sur la très ravissante Matilda Stanford, qui n’est autre que la jeune épouse du futur nouveau maire de Londres !

Ce qui n’est pas du tout du goût d’Edmund Hoode, co-directeur et scénariste, qui du coup décide de ne plus rien écrire, ni à titre privé ni à aucun autre titre d’ailleurs, ce qui gache un peu l’ambiance. Puis, il y a la découverte de ce cadavre jeté nu dans la Tamise, repêché sous les yeux même de Nicholas. Seul signe distinctif : une cicatrice en travers de la poitrine.

Et surtout il y a la lâche agression dont a été victime Hans, apprenti-chapelier chez Anne, l’amie de Bracewell ; de quoi Hans a-t-il été le témoin involontaire pour que ses jours soient en danger ? Qu’est devenu Michael Delahaye, neveu du futur maire dont on est sans nouvelles depuis bien longtemps ? Quel complot se joue-t-il aussi contre le futur nouveau maire de Londres ? le maire sortant, Lucas Pugsley, et surtout son âme damnée le lord Chamberlain Aubrey Kenyon ne semblent en effet pas prêts de lâcher leurs prérogatives. Nicholas arrivera-t-il à trouver les réponses à ces situations qui finiront pas toutes avoir un lien : l’appât du gain et le mépris de la vie d’autrui, dans le Londres d’Elisabeth Ière.Comme à chaque épisode des aventures de la troupe des Westfield’s Men, le rythme des mots et des situations est fort bien enlevé.

Les situations cocasses (les amours et rivalités de Firethorne et Hoode) alternent avec des moments dramatiques ou inquiétants et font de ce livre un excellent divertissement.