Les Fleurs sont faciles à tuer de Maureen O’Brien

La première enquête de l’inspecteur John Bright.

Les Fleurs sont faciles à tuer

Le mercredi 27 juin 2007 par Sheherazade

Liza Drew avait tout : l’amour d’un homme dont elle allait avoir un bébé, la beauté, le talent ou presque, mais surtout un charme immense qui la faisait aimer de tous. Désormais tout cela semble bien dérisoire car Liza Drew est morte.

Son amie Millie Hale a trouvé le corps dans la maison au nord de Londres où son amie lui avait fixé un rendez-vous afin de lui parler de ses projets d’avenir, dont la maison n’était qu’un premier pas. Le pire choc sera à venir. Millie est aller chercher Paul, l’acteur et futur époux de Liza ; ensemble ils découvrent que la malheureuse jeune femme a été défigurée au sel de soude.

Entre alors en scène l’inspecteur John Bright, blouson de cuir, yeux aussi acérés qu’une lame de rasoir, que Millie prend immédiatement en grippe. A juste titre car l’inspecteur, en interrogeant tous les suspects à savoir Paul, Millie et la mère de la morte, va les dresser les uns contre les autres avec un certain machiavélisme. Chacun va se retrouver seul face à son chagrin, face à un crime odieux qui ne semblerait pas pourvoir être élucidé. Chaque suspect se dit innocent et aucune preuve ne peut être trouvée bien que Bright dise avoir certains indices.

Lorsque l’enquête est classée sans suite, la haine de la mère de la victime et celle du mari se retournent totalement contre Millie, dont la mort de Liza a ouvert des portes de théâtre et de studio. Effectivement Miss Hale est une excellente comédienne dont les media semblent tout à coup découvrir le talent ; le succès commence donc enfin à lui sourire.

Ce premier polar de la comédienne Maureen O’Brien ne m’a pas totalement convaincue. Construit comme un scénario, avec beaucoup de dialogues, quelques rebondissements, l’histoire traîne un peu en longueur jusqu’à la révélation de l’assassin, mais aussi de qui était réellement Liza Drew, que chacun faisait passer pour un parangon de vertu. Le roman aurait pu être moins long, moins de dialogues aurait alléger l’ensemble. J’avoue aussi que quelqu’uns de ces dialogues sont d’une rare cruauté verbale qui donne froid dans le dos.

Par contre j’aime bien le personnage de l’inspecteur Bright ; cynique juste ce qu’il faut, parfois tendre, ne lâchant pas le morceau, allure vestimentaire plutôt décontractée, lui donnant un air un peu voyou. Dommage que je n’aie pas totalement accroché au style de l’auteure, faute de quoi j’aurais poursuivi la lecture des enquêtes de John Bright.