Le tour d’écrou de Henry James

Entre psychologie et surnaturel

Le tour d’écrou

Le vendredi 4 mars 2005 par Feline

On peut se demander si Henry James a voulu écrire un roman surnaturel peuplé de fantômes et d’être venus de l’au-delà pour nous donner des cauchemars et des frissons. Ou alors s’il a voulu nous livrer une analyse psychologique des peurs et des psychoses humaines ainsi que des difficiles relations qui s’établissent entre les enfants et les adultes. Difficile de se prononcer !

Une jeune femme dynamique répond à une offre d’emploi offrant une place de gouvernante. Elle rencontre un mystérieux et riche homme, au surplus très séduisant, et auquel elle ne peut refuser son concours : il s’agit de s’occuper de l’éducation de son neveu et de sa nièce dans un manoir du fin fond de l’Angleterre. Une seule condition : ne pas chercher à contacter son employeur ni l’importuner ! Arrivée sur place, tout semble idyllique. Les enfants sont adorables et le décor est splendide. Seule ombre au tableau : le petit garçon est renvoyé de son école pour d’obscures raisons.

Rapidement, le tableau s’assombrit : un homme mystérieux apparaît en divers endroits du château. Seule la gouvernante semble s’en apercevoir. Ensuite une jeune femme semble adresser des signes à la petite fille. Là aussi, elle seule la voit. Elle mène son enquête et découvre qu’il s’agit de la précédente gouvernante et d’un ami du patron, décédés peu de temps auparavant. La paranoïa s’empare alors de la jeune femme, persuadée que ces deux démons cherchent à s’emparer des enfants qu’elle soupçonne des pires desseins. Difficile à partir de là de savoir qui ment et qui est sous l’emprise de la folie : les enfants ou la gouvernante ?

L’impression générale que j’en garde est que j’ai aimé ! Contrairement à d’autres, j’aime le style "ampoulé" (je mets des guillemets car je ne suis pas tout à fait d’accord sur le mot) des auteurs de cette époque et ça m’a toujours davantage plu que rebuté.

Mais je suis restée perplexe face au dénouement et j’avoue avoir éprouvé un peu d’ennui à certains moments.

Malgré tout cette lecture m’a donné l’envie de lire d’autres Henry James.