Le soleil des mourants de Jean Claude Izzo

Il me semble que la misère serait moins pénible au soleil

Le soleil des mourants

Le mercredi 2 juillet 2003 par Dadoo

Suite à son divorce il y a quelques années, Rico est tombé petit à petit dans la dèche et est devenu clochard à Paris. Quand son ami Titi meurt de froid et d’épuisement quelque chose se casse en lui. Il décide de quitter Paris pour retrouver Marseille où il avait été amoureux dans sa jeunesse.

Road-Movie de la misère, Le soleil des mourants nous fait rentrer de plein fouet dans le monde des sans-abris. On y apprend l’angoisse du manque d’alcool, du froid, des képis bleus...

Au fil de son voyage, Rico va rencontrer toute sorte de personnages miséreux, le meilleur cotoyant le pire.

Dans une écriture très vivantes, Izzo parvient à nous intéresser à cette classe de la société hyper défavorisée et qui n’a guère d’espoir de s’en sortir. L’Espoir n’est pas forcément au bout du chemin.

Prologue

" Il se leva péniblement, se traîna jusqu’au bout du quai. Là, il se faufila derrière la rangée de chaises en plastique, s’allongea sur le côté, la tête face au mur, puis il ramena le col de son manteau sur sa tête et ferma les yeux. L’hiver qui était en lui l’emporta. "

" Il " c’est Titi, mort sur un banc du métro. Son corps est évacué par les pompiers dans l’indifférence la plus totale sauf pour son copain Rico qui décide de quitter Paris pour aller mourir au soleil. Rico est dans la galère. Sa femme l’a quitté pour un autre homme. Il ne peut plus voir son fils , Julien. D’échecs en échecs, il se retrouve à la rue. Il réfléchit sur sa condition, rumine. L’amour, au hasard des rencontres, pourra-t-il lui redonner espoir ?