Le mur de la peste de André Brink

Une introspection en Provence

Le mur de la peste

Le lundi 26 avril 2004 par Dadoo

André est une belle métis, qui a du s’exiler en France après que les autorités sud africaines aient découvert sa liaison avec Brian, son collègue anglais, un blanc. Bien intégrée en France, elle doit répondre à Paul qui lui a demandé sa main. Elle décide de partir en Provence pour faire le tour de la question avant de donner une réponse.

En cinq jours (le temps de mourir de la Peste) elle va complètement revoir sa vie et lui redonner un nouveau sens.

Dans Le Mur de la Peste, André Brink parvient à exprimer tous les thèmes qui lui sont particulièrement chers, lui qui a connu l’exil : l’engagement en général et l’engagement contre l’appartheid en particulier.

Il nous montre ces petites sociétés d’exilés où chacun réagit à sa manière : soit en oubliant ce qu’ils ont traversé, ou au contraire en n’ayant plus que ça en tête et enfin ceux qui décident de se battre et de rentrer.

André va rencontrer Mandla à Avignon. Ce noir, en lutte ouverte avec le pouvoir des Boer va lui montrer à quel point son équilibre est faux et fragile.

Mais cette retraite est aussi l’occasion pour André Brink de nous montrer la Provence : le Luberon, Les Baux, Saint-Rémy et les grands hôtels qu’il a du lui aussi fréquenter (Le Domaine des Hauts de Loire, le Mas des herbes blanches...). Malgré la déchirure avec l’Afrique du Sud il montre à quel point cette région l’a touché.

Le Mur de la Peste est donc un voyage dans plusieurs directions et dans le temps lui même avec l’évocation des grandes pestes du moyen-âge, mais un voyage intelligent où l’on est poussé à réfléchir.