Le maître et marguerite de Mikhail Boulgakov

Le mardi 7 octobre 2003 par Moebius
Un beau matin d’hiver, xxxx et yyy croisent au cours d’une ballade un bien étrange individu, le professeur Woland. De fil en aiguille nos amis en viennent à parler avec lui de l’avenir, du diable et bien d’autres choses. C’est alors que Woland prédit la fin prochaine de xxx qui "perdra sa tête" dans les heures à venir.
Quelques instants plus tard contre toute attente, xxx avait la tête tranchée par les roues d’un tramway moscovite suite à un très étrange concours de circonstances. Woland serait-il le diable... ?
A quel beau roman que celui de Boulgakov ! Bien sur, l’intrigue est un peu longue à se mettre en place, ou plutôt, disons à se structurer, mais quel bonheur, quel imagination. Woland en tant que maître des ténêbres affublés de deux comparses haut en couleurs (dont un matou géant doué de parole, à l’humour très fin) vous m’en direz des nouvelles !
Car oui, ce roman est avant tout d’une grande distraction. De très nombreuses histoires se croisent et l’on comprend bien vite que le Malin et ces compagnons ont décidé de s’amuser à Moscou. Je ne sais trop si j’aurais aimé le voir davantage burlesque ou plus posé. Mais de fait, on s’attache vraiment à ces personnages et plus on avance dans le récit, plus le livre est bon.
Et puis, c’est aussi une satyre du Moscou du début du 20eme siècle, avec sa population pas toujours vertueuse, ses ambitions et les rouages très très complexes de son administration. C’est pour cela que Boulgakov s’en donne à coeur joie, il parodie, il torture les pantins du régime sous les traits fascinants du diable. Une belle revanche sur le système !
A lire, évidemment !

