Le luxe de l’exil de Louis Buss
Plus psychologique que littéraire...

Le mercredi 2 mars 2005 par Feline
La découverte, dans la jointure d’un livre, de lettres mystérieuses échangées par deux amants, lettres de surcroît codées, seront le point de départ d’une auto analyse par Claude Wooldrige. Ce qui au départ se révèle une quête passionnante à la recherche des mémoires de Byron (du moins c’est ce que laisse croire la correspondance secrète découverte dans une bible !) se transforme rapidement en une réflexion sur soi-même par le narrateur, sur son mariage, sa vie en général.
Il se rend compte que l’habitude a fait place à l’amour au sein de son couple, que ses enfants se sont éloignés de lui et que finalement sa relation avec eux est superficielle, vide de sentiments et faite de conflits. Même son métier ne le satisfait plus. L’exaltante recherche de Byron lui fait prendre conscience qu’il est en fin de course, qu’il a accompli ce qu’il devait et que ses affaires tournent bien sans lui. Sa vie se vide littéralement de sens...
Il se rend comte qu’une phrase le résume : "Le vide brutal de la vie, qu’aucune relation humaine ne peut combler".
Je n’ai pas trouvé dans ce livre ce que j’y cherchais. La quatrième de couverture m’a induit en erreur. Là où j’espérais lire une passionnante enquête littéraire, je me heurte à une auto-analyse du narrateur. Pas trop mal ficelée, certes, mais qui n’était pas ce que j’attendais, d’où un sentiment de déception. De plus, cette quatrième de couverture en dit trop : elle nous dévoile presque la fin du livre et selon moi, elle est mensongère car elle reflète peu l’ambiance du livre. La quête des mémoires de Byron passe au second plan derrière les questionnements du narrateur ... Dommage.
