Le guerrier solitaire de Henning Mankell

Une enquête de Kurt Wallander pendant la Coupe du Monde 1994

Le guerrier solitaire

Le mardi 11 novembre 2003 par Dadoo

Alors que la tranquille Suède se passionne pour les exploits de Brolin, Andersson et Dahlin une jeune fille inconnue vient se faire brûler au milieu d’un champ de Colza. Le lendemain un notable à la retraite se fait sauvagement assassiner et scalper, Kurt Wallander va devoir repousser ses congés...

On retrouve dans Le Guerrier Solitaire l’inspecteur fétiche de Henning Mankell. Dans la petite ville d’Ystad la vie est plutôt tranquille et le problème principal est plutôt la fermeture annoncée du centre de police que la criminalité.

L’arrivée d’un serial killer imprévisible va bouleverser tout cet équilibre.

Au travers d’un récit policier d’excellente facture, Henning Mankell parvient à montrer le désarroi de ce policier suédois un peu désabusé. Les échecs de la Société sont vécus ici comme l’échec du modèle suédois avec son célèbre Etat-providence.

La vie privée de Wallander participe aussi à ce sentiment d’échec, entre une ex-femme lointaine, une fille adolescente difficile à comprendre et une fiancée en Lettonie, il se retrouve à devoir planifier ses lessives dans le lavomatique de l’immeuble... on est bien loin du personnage policier de base à la Colombo !

Ce roman est vraiment rafraichissant et passionnant. Les origines suédoises de Mankell lui permettent vraiment de réinventer les règles du genre et l’on en sort ravi !


  • > Le guerrier solitaire  27 juillet 2004

    Mon premier... et je ne vais pas faire dans l’original, ce ne sera pas le dernier.

    Je suis généralement peu portée sur les "polars" et j’ai donc hésité avant de lire cet écrivain suédois mais l’avis de certains, tous positifs, m’ont convaincus. Dès le départ, on est passionné par l’enquête mais surtout on se prend d’amitié pour Wallander, sorte d’anti-héros, et de sa famille et ses collègues. Et puis, même s’il est vrai que l’on connaît l’assassin dès la moitié du roman, il n’en demeure pas moins que cela créée une énorme surprise. Et là, c’est pour moi une grande réussite pour un roman policier : quand l’assassin se révèle totalement inattendu.


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  • > Le guerrier solitaire  16 novembre 2003, par tante
    Rafraîchissant .................... ce n’est vraiment pas le qualificatif qui me vient spontanément pour ce livre.... que j’ai aimé. D’ailleurs, après "un" Mankell", je me suis empressée d’en lire 5 autres. Pour revenir au guerrier solitaire, c’est une entrée dans le quotidien d’une vie ; et des vies qui ne se croisent pas. Wallander décortique tout, englué dans sa vie, dans notre vie. Son métier nous oblige à nous questionner sur l’autre, les autres. Et nous est dévoilée la détresse humaine : la sienne, classique, faite du train-train quotidien, mais surtout celles des autres. Moi, je ne veux plus ouvrir les yeux, car je sais que ce qu’il décrit c’est tout simplement ce qui se passe à côté de nous.
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    • > Le guerrier solitaire 17 novembre 2003, par Dadoo
      Tout à fait d’accord avec tes commentaires ! Le qualificatif de rafraichissant me parait pourtant justifié quand on compare ce polar à d’autres du même genre mais plus classiques sur le fond. Les réflexions que parvient à amener Mankell dans son histoire sont vraiment passionnantes. Moi aussi je veux en lire d’autres à présent !
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