Le feu de Satan de Paul Doherty

"Satan’s Fire"

Le feu de Satan

Le dimanche 6 juin 2004 par Sheherazade

Quelque part au Moyen-orient, le vieil homme de la montagne souhaite assouvir sa vengeance sur Edward Ier d’Angleterre et Philippe IV de France. Dans le plus sordide de ses donjons, un homme attend lui aussi de pouvoir se venger de ceux qu’il juge responsable de la chute de St-Jean-d’Acre.

En Angleterre, des nonnes découvrent le cadavre atrocement mutilé et à demi brûlé d’un vendeur de reliques ; dans la forteresse des Templiers, leur intendant meurt carbonisé au sein du labyrinthe où il effectuait un pélerinage quotidien et dans une chambre d’auberge, un autre Templier est lui aussi retrouvé à l’état de cendres. Autour de ces hommes enflammés, rien d’autre ne se consume, seulement eux et eux seuls. De là à parler d’un "feu de l’enfer" et de sorcellerie, il n’y a qu’un pas, vite franchi et dont les Templiers vont être accusés.

D’autant plus que Jacques de Molay et 4 autres chefs de leur ordre sont à chaque fois dans les environs des feux. De plus, il y a ce mot mystérieux qui est la menace bien connue de la secte des Assassins que l’on a retrouvé sur les lieux des crimes et que Corbett a également reçu.

Lorsque Edward Ier, à peine revenu d’avoir mis les Ecossais au pas, fait une entrée triomphale dans York, il échappe de justesse à un attentat et immédiatement, il exige que son enquêteur privilégié, Hugh Corbett et ses assistants, se lancent sur la piste du ou des assassins. Corbett aura fort à faire, car il s’agira d’investir le domaine des Templiers qui n’aiment guère que l’on se mêle de leurs affaires.

Pourtant, lorsqu’un malheureux cuisinier périra de la même mystérieuse façon que les autres, en se consumant littéralement sur place, tout le personnel de la forteresse fuit et de Molay devra accepter la présence de l’envoyé royal. D’autant plus que son ordre a bien besoin de l’aide et de la protection du roi d’Angleterre.

Comme à chaque aventure de l’émissaire Corbett, porteur du Sceau Royal, Paul Doherty choisit un fait historique réel et brode autour de cela une formidable aventure policière. Spécialiste de l’Angleterre médiévale d’Edward Ier et fils, il apporte une atmosphère totalement crédible à ses romans grâce aux détails qui les jalonnent, comme par exemple ce "Vieil Homme de la Montagne", maître de la forteresse d’Alamout et fondateur de la Secte des Assassins.


  • > Le feu de Satan  7 juin 2004, par filipe
    est ce un bon livre d’aventure ?
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    • > Le feu de Satan 7 juin 2004, par bastet
      c’est un polar historique avec des bons et des méchants ;-))))
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      • > Le feu de Satan 9 juin 2004, par filipe
        franchement as tu bien aimé ?
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        • > Le feu de Satan 9 juin 2004, par bastet

          c’est le genre de livre que je lis pour me délasser ; j’aime l’histoire et les polars, donc un polar historique me plaît bien - seulement ce ne sont pas des romans dont je compte me souvenir pendant 100 ans, je les lis et je passe à autre chose.

          ce roman m’a plu le temps de le lire, c’est ce qui compte.


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          • > Le feu de Satan 23 juillet 2007, par fred69
            de mon coté, Doherty n’est pas mon préféré pour les policiers historiques. Je préfère, et de loin, Ellis Peters (frère Cadfael), Margaret Frazer (soeur Frevisse), Caroline Roe (Isaac de Gerone), etc... où l’intrigue est plus soutenue et les héros ont aussi de l’humour ! Je suis une passionnée de ce genre, et je suis friande de nouveaux auteurs de cette veine que vous me conseilleriez.
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