Le choix de Sophie de William Styron

Le choix de Sophie

Le mardi 5 juillet 2005 par Raphaëlle

Quel étrange roman. De ceux qui nous laissent une marque profonde et douloureuse. Le choix de Sophie est un chef d’oeuvre à tout égard. Historique (l’action se passe après guerre aux US), religieux et politique (affrontement des mondes juifs et sudistes -comprendre le sud des états unis et son passé klanesque), c’est avant tout une histoire d’amour peu commune où se mèlent indistinctement des émotions contrastées, des rires et des larmes, des peurs et des colères.

Acheté déjà de nombreuses fois car prêté et jamais rendu... C’est un livre à faire tourner, à feuilleter tout le temps. C’est un livre dont on doit corner les pages, que l’on doit annoter, qui doit vivre sous ses propres yeux.

Quatrième de couverture

A Brooklyn, en 1947, Stingo, jeune écrivain venu du Sud, rencontre Sophie, jeune catholique polonaise rescapée des camps de la mort. A la relation de la rencontre du jeune homme avec l’amour, se superposent la narration du martyre de Sophie, l’évocation de l’univers concentrationnaire et de l’holocauste nazi. Les deux veines, autobiographique et historique, irriguent en profondeur ce roman et fusionnent en une émouvante parabole sur l’omniprésence du Mal, symbolisé par l’horreur nazie, mais aussi par l’esclavage et le racisme brutal ou larvé de la société américaine, l’intolérance à tous les degrés, la férocité de la lutte de l’homme pour la vie ou la survie la plus élémentaire.