Le Rocher aux corbeaux de Peter Robinson

A dedicated man

Le Rocher aux corbeaux

Le lundi 27 septembre 2004 par Sheherazade

Dans le charmant village de Helmthorpe, dans la touristique vallée du Yorkshire, un paysan à la recherche d’un de ses moutons, tombe sur un cadavre !

Il s’agit de celui d’un historien spécialiste de l’archéologie industrielle, un homme aimé et respecté de tous. Pourtant, comme le disent le Chief Inspector Banks et son sergent Hatchley, cet homme a forcément dû se faire un ennemi pour se retrouver enterré au pied d’un vieux mur, le crâne enfoncé.

Les soupçons se portent d’abord sur Emma, son épouse, une femme plutôt terne et effacée mais héritant de toute la fortune de son mari. Toutefois son alibi semble solide ; de plus, elle pleure sincèrement son mari.

Poursuivant son enquête, Alan Banks découvre que le mort entretenait une relation amicale avec la ravissante et exaltée Penny Cartwright, amie de jeunesse de la famille, revenue au village et très affectée par ce crime, ce qui n’exclut nullement qu’elle aurait pu le tuer dans un moment de colère.

Au nombre des suspects figurent encore le jeune éditeur du professeur Steadman, ainsi que les copains qu’il rejoignait au pub, certains d’entre eux ayant quand même eu quelques altercations avec lui. Selon eux sans gravité.

L’inspecteur et son équipe ne savent pas très bien par où commencer car l’archéologue semble vraiment n’avoir eu que des amis, ce qui ne l’a pas empêché d’être assassiné de manière brutale.

Il faudrait cependant que les policiers se dépêchent car lorsque la jeune Sally, curieuse et délurée adolescente ayant décidé de mener sa propre enquête, disparaît, il semblerait que l’assassin est prêt à frapper encore. Et comme l’été amène pas mal de touristes dans la région, la tâche n’est guère aisée. C’est finalement Sandra, l’épouse de Banks qui le mettra sur la voie de la solution par une remarque judicieuse.

Agréable moment de lecture, l’atmosphère de ce deuxième épisode des enquêtes écrites par Peter Robinson est moins sordide que dans le premier volume.

L’inspecteur Alan Banks est plutôt séduisant, pipe à la bouche et allure décontractée, il n’a apparemment pas les problèmes pondéraux de certains collègues littéraires (Maigret, Wallander, etc) et pour l’instant, ses relations familiales sont agréables.

Par contre, le sergent Hatchley, qui ne l’apprécie que modérément car il espérait obtenir le poste qu’il occupe, est semblable à d’autres collaborateurs des inspecteurs principaux. Il me fait souvent penser à Troy, l’assistant de Barnaby : homophobe, raciste, râleur...


  • Beau monstre  30 août 2007, par Sheherazade

    il semblerait que le titre français de "A dedicated man" soit plutôt "LE ROCHER AUX CORBEAUX" plutôt que "Beau Monstre", si je compare les résumés des poches sur amazon.

    en fait "Beau Monstre" serait plutôt le titre français d’"Aftermath", toujours à la base des comparaisons de résumés des poches et de mes résumés sur "ma biblio"

    mais bon, je peux me tromper, d’autant plus que, comme je lis en V.O. (là où je connais la langue bien sûr), je suis peu versée en versions françaises de mes lectures.


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  • > Beau monstre  28 septembre 2004, par bastet
    charmant ! le titre français dévoile presque l’intrigue là où justement le titre anglais laissait planer le doute jusqu’à la fin du roman, c’est malin ! décidément, je n’aime pas les traductions, du moins pour les langues que je connais ;-)
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    • > Beau monstre 28 septembre 2004, par Dadoo
      Ce qui en fait déjà une demi-douzaine, c’est ça ?
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      • > Beau monstre 28 septembre 2004, par bastet
        non hélas, cher webmaster, seulement 5 mais je compte poursuivre pour atteindre la demi-douzaine. Je crains hélas ne pouvoir atteindre la douzaine avant ma fin de vie........ même si j’ai bien l’intention de sévir longtemps sur cette terre ;-)
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