Le Rire du bourreau de Edward Marston

The Laughing Hangman

Le Rire du bourreau

Le dimanche 26 décembre 2004 par Sheherazade

Nicholas Bracewell se sent bien mélancolique depuis sa séparation d’avec la tendre Anne Hendrik. Toutefois il n’a guère le temps de s’apitoyer sur son sort car les Westfield’s Men viennent d’engager Jonas Applegarth, un auteur de pièces théâtrales aussi talentueux que doté d’un sale caractère, agressif, belliqueux. Le régisseur doit faire appel à tout son art de la conciliation pour que les acteurs ne démissionnent pas en bloc face à cet écrivain plein de morgue et de mépris pour leur jeu.

Le malheureux Edmund Hoode, l’auteur "officiel" de la troupe est bien en peine car ses pièces paraissent désormais fort ternes à côté du panache d’Applegarth qui ne rate d’ailleurs aucune occasion de rabaisser son collègue.

La nouvelle recrue fait aussi l’objet de tentatives d’assassinat ainsi que de provocations en duel, c’est dire s’il est sympathique ! et cela lui est parfaitement égal en l’occurrence, il n’a que dédain pour le genre humain.

Parallèlement à ce type d’ennui, fort courant au demeurant dans une troupe théâtrale, Bracewell se retrouve face à Anne Hendrik qui lui demande de rendre service à une autre type parfaitement déplaisant, Ambrose Robinson, son voisin et boucher, qui a décidé d’être plus qu’un simple voisin pour la jolie veuve.

Nicholas promet de vérifier si effectivement le fils du boucher est retenu contre sa volonté dans la troupe théâtrale enfantine de la Chapelle de la Reine, dont le directeur principal vient d’être assassiner de manière horrible par pendaison, sous le rire sardonique de son meurtrier.

Celui-ci pourrait-il être son assistant, un homme habile à donner le change, mais connu pour sa dureté avec les jeunes gens de la Chapelle.

Notre régisseur, comme toujours, aura les mains pleines pour faire la lumière sur ces différentes affaires mais une lueur d’espoir le motive particulièrement si tout cela peut aider à le réconcilier avec Anne.

Contrairement à beaucoup de romans policiers "en série", celle-ci ne devient nullement lassante au fil des épisodes. Le monde du théâtre élisabéthain est décrit de manière très vivante, très drôle, tout comme la vie dans les rues grouillantes de Londres et ses tavernes. Les défauts et qualités des personnages continuent à les rendre attachants et on se prend à chaque fois à souhaiter le prochain épisode pour retrouver leurs aventures, tour à tour drôles ou dramatiques.